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Moyen Orient et Monde - Syrie

Mattis : Le départ de la coalition est lié au processus de Genève

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, trois raids aériens effectués lundi sur la localité rebelle d’Atareb, dans l’ouest de la province d’Alep, ont fait 61 morts. Zein el-Rifaï/AFP

La coalition antijihadiste menée par les États-Unis ne quittera pas la Syrie et l'Irak tant que les pourparlers sous l'égide de l'ONU à Genève, qui doivent en principe débuter le 28 novembre, n'auront pas progressé, a prévenu lundi soir le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. « Nous n'allons pas partir tout de suite », a ainsi déclaré M. Mattis, lors d'un point de presse impromptu au Pentagone. Les forces de la coalition attendront que « le processus de Genève ait progressé. Il faut bien faire quelque chose maintenant à propos de ce bazar, et pas seulement s'occuper de l'aspect militaire et dire bonne chance pour le reste », a-t-il ajouté. M. Mattis a rappelé que l'objectif de la coalition internationale en Syrie et en Irak avait toujours été de combattre le groupe État islamique et de trouver une issue diplomatique à la guerre civile en Syrie. « Nous allons nous assurer que nous créons bien les conditions d'une solution diplomatique », a-t-il dit, précisant que la guerre contre l'EI sera gagnée « quand les locaux pourront s'en charger eux-mêmes ».
Réagissant à ces propos, hier, Damas les a vivement condamnés. « Lier la présence américaine en Syrie aux pourparlers n'est qu'un prétexte pour tenter de justifier cette présence », a ainsi déclaré un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères, cité par l'agence SANA. « Ce lien est inacceptable, car les États-Unis, ou tout autre pays, ne peuvent pas imposer une quelconque solution par la pression militaire. Au contraire, cette présence ne fait que prolonger et compliquer la crise. La Syrie réclame à nouveau le retrait immédiat et sans condition des forces américaines », a affirmé ce responsable.
Par ailleurs, les États-Unis et la Russie semblent loin d'un accord sur le renouvellement de la mission du groupe d'experts chargé d'enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, dit JIM, trois jours avant l'échéance de son mandat. Interrogé pour savoir si des progrès avaient été réalisés pour rapprocher les positions russe et américaine, l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a répondu : « On parle de leur projet » de résolution, mais « nous avons le nôtre ». « On parle aux Américains, ce n'est pas fini », a-t-il assuré, soulignant que son pays était favorable à un renouvellement du mandat du JIM, qui « est important », et espérait toujours un accord avec les États-Unis. « La Russie exprime des mots de soutien pour le renouvellement du JIM, mais ces mots ne sont soutenus par aucune action », a rétorqué la mission américaine à l'ONU, ajoutant : « Le projet de texte présenté par la Russie (...) n'est pas utile, n'a aucun soutien et ne peut être pris au sérieux. »
En outre, l'Arabie saoudite a annoncé qu'elle accueillerait une « réunion plénière » de différentes factions de l'opposition syrienne, du 22 au 24 novembre, à Riyad. Le gouvernement saoudien parraine le Haut Comité des négociations (HCN), qui regroupe plusieurs factions rebelles opposées au régime du président Bachar el-Assad. Mais dans son annonce, Riyad a laissé entendre que cette réunion serait élargie à d'autres factions soutenues par d'autres pays. Toutefois, aucune information n'a été donnée sur l'identité des groupes qui seraient invités à la réunion.
Sur le terrain, en Syrie, trois raids aériens effectués lundi sur un marché de la localité rebelle d'Atareb, située à l'ouest de la province d'Alep, dans une zone de désescalade, ont fait 61 morts, essentiellement des civils, selon un nouveau bilan fourni hier par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'Observatoire n'était toutefois pas en mesure de préciser si ces frappes avaient été menées par des avions du régime ou de son allié russe. Le précédent bilan de l'OSDH, publié lundi, faisait état de 53 morts, mais des blessés ont succombé depuis. À la suite de ces raids, Paris a appelé hier Moscou à « faire cesser des attaques inacceptables ».
Source : AFP

La coalition antijihadiste menée par les États-Unis ne quittera pas la Syrie et l'Irak tant que les pourparlers sous l'égide de l'ONU à Genève, qui doivent en principe débuter le 28 novembre, n'auront pas progressé, a prévenu lundi soir le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. « Nous n'allons pas partir tout de suite », a ainsi déclaré M. Mattis, lors d'un point de presse impromptu au Pentagone. Les forces de la coalition attendront que « le processus de Genève ait progressé. Il faut bien faire quelque chose maintenant à propos de ce bazar, et pas seulement s'occuper de l'aspect militaire et dire bonne chance pour le reste », a-t-il ajouté. M. Mattis a rappelé que l'objectif de la coalition internationale en Syrie et en Irak avait toujours été de combattre le groupe État islamique et de trouver une...
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