Moyen Orient et Monde

Nouvelles initiatives prises à la COP23

S.B. | OLJ
15/11/2017

• Le président de la COP23, le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama, a lancé hier 14 novembre une grande initiative visant à assurer 400 millions de personnes contre les effets du changement climatique d'ici à 2020. Baptisée « InsuResilience », cette initiative est mise en place par le G7. Les événements climatiques ont causé, en 2017, des dommages estimés à 200 milliards de dollars de par le monde, selon les chiffres de l'ONU : ouragans, sécheresse, hausse du niveau de la mer... ont dévasté plusieurs communautés vulnérables. Vu l'énormité des coûts, d'autres formes de protection financière que les aides sont actuellement explorées. Selon ses concepteurs, « InsuResilence » vise à offrir une couverture à des pays, des communautés, des citoyens... à l'aide d'un réseau de partenaires auquel ils n'auraient pas eu accès auparavant. Cette nouvelle initiative fera-t-elle de l'ombre aux revendications des pays pauvres sur l'inclusion, dans les accords sur le changement climatique, de l'option « Loss and Damage », soit la compensation en cas de pertes dues à des événements climatiques, ou viendra-t-elle au contraire la renforcer ? Récemment, les militants en faveur du L&D se plaignaient de la lenteur de la procédure d'adoption de ce texte, qui est en gestation depuis le sommet de Doha en 2012.

• La Norvège, avec des partenaires privés, a promis hier 400 millions de dollars pour renforcer le développement de ce qu'on appelle « la résilience sociale des communautés vulnérables au changement climatique ». Vidar Helgesen, ministre norvégien du Climat et de l'Environnement, a annoncé que « ce fonds de 400 millions de dollars sera investi dans des modèles économiques pour une agriculture plus productive, l'inclusion des petits fermiers dans la vie économique et la protection des forêts ». Il estime que cela ouvrira la voie « à de nouveaux investissements publics et privés pour un développement socio-économique plus résilient ».

• Les négociations ont beau être effectuées par les gouvernements des pays, c'est un grand consortium de centaines de cités et de régions, représentées par des leaders locaux, qui a signé à Bonn l'« Engagement Bonn-Fidji des leaders locaux et régionaux pour appliquer l'accord de Paris à tous les niveaux ». Cette tendance à donner la voix aux villes et autres communautés est de plus en plus présente dans les négociations climatiques. À savoir que plusieurs États américains figurent parmi ces communautés, malgré la menace brandie par leur gouvernement fédéral de se retirer de l'accord de Paris (accord global adopté en 2015).

• Le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) a lancé hier « below50 », une initiative visant à créer des « hubs » en Amérique du Nord, du Sud et en Australie, afin de créer des marchés pour des carburants durables, alternatives aux carburants polluants. Les concepteurs de cette initiative estiment que ces carburants produisent au moins 50 % de moins d'émissions de CO2 que les carburants conventionnels.

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