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Culture

Kenneth Branagh se lance dans les travaux d’Hercule

À l’affiche

La deuxième adaptation du roman éponyme d'Agatha Christie, « Murder on the Orient Express », est une belle œuvre, bien réalisée, bien jouée, intelligente, et qui suscite des questionnements moraux. Elle marque aussi le début d'une nouvelle série de films sur les aventures de l'inspecteur belge.

09/11/2017

Kenneth Branagh a une place à part dans l'industrie hollywoodienne. Acteur britannique de formation shakespearienne, il a su se démarquer de ses débuts pour participer à de nombreux et différents projets. Réalisateur et acteur, il alterne films classiques avec de grosses productions, voire de très grosses productions, comme sa réalisation du premier épisode de Thor en 2010. Il a même produit le premier Avengers et le 2e épisode de Thor. Il n'en reste pas moins que son amour des classiques est trop grand pour les passer au moulin Marvel.

Voilà donc Kenneth Branagh qui s'empare d'un mythe, celui de l'inspecteur Hercule Poirot d'Agatha Christie. Et contrairement à Guy Ritchie, qui avait dépoussiéré façon puzzle les aventures de Sherlock Holmes avec Robert Downey Jr, l'acteur-cinéaste rend hommage à l'icône des policiers en respectant le roman, dans son esprit et dans sa lettre. Cerise sur le pudding : c'est lui-même qui se colle au rôle du meilleur inspecteur du monde en l'affublant d'une moustache très recherchée et d'un accent unique. Et c'est Ridley Scott qui produit.

 

Sans latex
En écrivant son roman, Agatha Christie s'était inspirée de l'affaire de l'enlèvement de l'enfant de Charles Lindbergh. Kenneth Branagh décide aussi de s'inspirer de l'actualité et, contrairement au roman qui débutait à Alep puis Damas, fait démarrer son film à Jérusalem, puis Istanbul. L'inspecteur belge y est pour résoudre un vol pour lequel sont accusés un prêtre, un rabbin et un imam. Grâce à Poirot/Branagh, les trois religieux seront blanchis et la situation au Moyen-Orient n'en sera que plus stabilisée pour les années à venir. Passée cette introduction dispensable, le film prend sa vitesse de croisière et le spectateur fait petit à petit connaissance avec les personnages qui feront vivre cette enquête dans un huis clos particulier. Car alors que le train Orient Express commençait son parcours vers l'Europe, un crime est commis et tous les voyageurs sont désormais des coupables en puissance.

Aucune révélation ne sera faite ici, mais le film est l'occasion pour Branagh de s'amuser avec ses amis à bâtir des personnages. Jeune garde et acteurs chevronnés participent au casting, donnant à la fois fraîcheur et profondeur à l'œuvre. C'est ainsi que Daisy Ridley apparaît pour la première fois en dehors de Star Wars, avant qu'on ne la retrouve, en décembre, également pour Star Wars. C'est aussi avec plaisir que l'on retrouve enfin la sublime Michelle Pfeiffer en veuve, que Derek Jacobi fait plaisir à son ami Branagh et que Willem Dafoe participe à la fête tout en réserve. Même Johnny Depp est sobre dans son jeu, rappelant qu'en dehors de ses pirateries et des pubs absconses pour parfum, il reste un excellent acteur. Une fois l'affaire résolue, et la morale de tout le monde questionnée, Hercule Poirot est appelé au Caire pour s'occuper d'un Mort sur le Nil, ouvrant ainsi la voie à de futurs films, heureusement sans latex, sans monstres, sans vaisseaux spatiaux et sans kung-fu.

 

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