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Liban - Affaire Manal Assi

Affaire Manal Assi : Le mari condamné à dix-huit ans de prison avec travaux forcés

Manal Assi a été tuée par son mari en février 2014.

Le dossier de Manal Assi est enfin clos. Hier, la présidente de la Cour de cassation, Souheir Haraké, a émis son jugement condamnant le mari de la jeune femme, Mohammad Nhaïly, à dix-huit ans de prison avec travaux forcés.
Manal Assi a été tuée le 4 février 2014 à l'âge de 33 ans par son mari, qui l'a rouée de coups. Il aurait reçu un appel téléphonique lui rapportant l'infidélité de son épouse. Selon une parente de la victime, Mohammad Nhaïly a tué son épouse parce qu'elle s'était opposée à son troisième mariage. Elle avait alors raconté à L'Orient-Le Jour qu'il lui avait asséné des coups avec une cocotte-minute, lui brûlant le cou, « après avoir versé le contenu de la marmite sur elle ».
Le 14 juillet 2016, la présidente de la cour criminelle, Hélène Iskandar, avait rendu en première instance son verdict dans l'affaire en se référant à l'article 252 du code pénal qui permet au coupable de bénéficier de « circonstances atténuantes » s'il a commis son crime « sous le coup d'une violente colère due à un acte injuste et dangereux de la victime », en l'occurrence l'infidélité de sa femme, découverte le jour du crime. Ainsi, la peine du meurtrier avait été fixée à cinq ans de prison.
Ce jugement avait suscité la colère de la société civile, qui a multiplié les actions dénonçant une injustice. S'insurgeant devant l'inaction du procureur général près la cour d'appel de Beyrouth qui tardait à présenter un pourvoi en cassation contre ce jugement (il disposait d'un délai d'un mois pour le faire), l'ONG Kafa et le Conseil national de la femme ont organisé, le 16 août 2016, un sit-in devant le palais de justice. Le jour même, le procureur général près la Cour de cassation, le magistrat Samir Hammoud, annonçait s'être saisi du dossier. Près d'une semaine plus tard, le 22 août, il s'est pourvu en cassation contre le jugement de la cour criminelle de Beyrouth, estimant qu'il y avait un vice de fond dans l'application de l'article 252 et soulignant que la cour criminelle avait « mal interprété et mal appliqué » l'article en question. Il avait alors requis « la peine la plus sévère » à l'encontre de Mohammad Nhaïly.

Le dossier de Manal Assi est enfin clos. Hier, la présidente de la Cour de cassation, Souheir Haraké, a émis son jugement condamnant le mari de la jeune femme, Mohammad Nhaïly, à dix-huit ans de prison avec travaux forcés.Manal Assi a été tuée le 4 février 2014 à l'âge de 33 ans par son mari, qui l'a rouée de coups. Il aurait reçu un appel téléphonique lui rapportant l'infidélité de son épouse. Selon une parente de la victime, Mohammad Nhaïly a tué son épouse parce qu'elle s'était opposée à son troisième mariage. Elle avait alors raconté à L'Orient-Le Jour qu'il lui avait asséné des coups avec une cocotte-minute, lui brûlant le cou, « après avoir versé le contenu de la marmite sur elle ».Le 14 juillet 2016, la présidente de la cour criminelle, Hélène Iskandar, avait rendu en première instance son...
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