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Culture

Surfer entre postmoderne et figuratif

Exposition

Paul Chemaly aime le dessin. Il aime les formes, les lignes, mais aussi les couleurs qui créent des formes. Sa troisième exposition solo, il l'a baptisée « Incentive ».

02/11/2017

L'artiste Paul Chemaly s'intéresse à l'art « graffiti » et se pose, après avoir pensé faire des études d'architecture, dans la case graphic design, d'où il obtiendra un diplôme. En 2005, donnant la part belle à la peinture, il s'y consacre totalement, mêlant son savoir-faire multidisciplinaire. De l'art purement abstrait en passant par le figuratif, ses lignes géométriques sont abruptes, rectilignes, bien millimétrées, comme s'il revisitait l'architecture. « Jamais copier mais s'inspirer », confie l'artiste, qui dit puiser à plusieurs sources, notamment Balla, Le Corbusier, Hadid, de Staël, Klee, Albers, Vasarely, Guiragossian, ou encore Guy Dessauges, architecte et peintre d'exception. Incentive est le fruit de trois ans de travail et une transition entre la peinture figurative classique et l'art graphique moderne. Paul Chemaly s'invente, se réinvente même en trébuchant. Il lui arrive même de tout effacer pour recommencer. Et au bout du compte, il se relève pour tenter une nouvelle approche. Dans son travail, on devine la démarche des bédéistes, des peintres, mais aussi du photographe qui découpe des photos afin de les reprendre en peinture. Si, auparavant, Chemaly accordait peu d'importance à la couleur, il dit aujourd'hui la travailler d'une manière plus technique. Ses teintes, tantôt fortes, tantôt passées, s'harmonisent pour créer des atmosphères chaudes ou glacées. En effet, l'artiste qui emploie au gré des humeurs l'acrylique et l'huile prépare une palette unique pour chacune de ses compositions afin que chacune soit indépendante. En 2013, il avait même suivi des cours privés d'étude technique et harmonie des couleurs pour une base encore plus solide. Paul Chemaly est un travailleur acharné. Il sent le moment et le reproduit parfois par des traits dynamiques qui rendent la toile vivante. Parfois, on devine un léger hermétisme qui gagnerait à s'ouvrir plus au regard de l'autre pour mieux se faire comprendre, se faire apprécier. L'artiste a encore un long chemin à parcourir. Cependant, rien ne le décourage, tant que sa passion pour la peinture est encore inassouvie.

« Incentive » à la galerie 392Rmeil393, rue Gouraud, Gemmayzé, jusqu'au 3 novembre.

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