Caroline Wozniacki a infligé une correction à Simona Halep, en deux sets (6-0, 6-2). Roslan Rahman/AFP
Après Karolina Pliskova, mardi, Caroline Wozniacki est la deuxième joueuse à avoir assuré sa qualification pour les demi-finales du Masters dames de tennis, hier à Singapour. La n° 6 mondiale, expéditive devant la n° 1 Simona Halep (6-0, 6-2), a validé son billet grâce au set inscrit (7-6) par Elina Svitolina (n° 4) face à Caroline Garcia (n° 8).
En deux petits sets, Wozniacki a infligé une véritable correction à Simona Halep. Après deux rencontres, la joueuse de 27 ans n'a concédé que quatre jeux et passé à peine plus de deux heures sur le court. Déjà expéditive lundi devant Svitolina (6-2, 6-0 en une heure), elle a franchi en 1h04 l'obstacle Halep qui, elle, a raté son match et cumulé les fautes directes (17 contre 7). Wozniacki a su tirer profit d'un court plutôt lent, censé favoriser le jeu de métronome de Halep. « Je ne pensais pas que ce serait aussi simple. J'ai su rester concentrée. Ce court est vraiment super pour moi », a expliqué l'ex-n° 1 mondiale, qui avait remporté trois de ses cinq précédents duels avec Halep sans pour autant lui infliger une « bulle ». Un service efficace (72 % de points inscrits sur les premières balles) et son agressivité sur les engagements adverses lui ont permis d'engloutir la 1re manche en à peine 25 minutes. Entre sa démonstration inaugurale et le début du second set face à Halep, Wozniacki a donc empilé 17 jeux de suite. Halep a péniblement inscrit son premier jeu, mais sans parvenir à stopper la progression de son adversaire.
Garcia survit
Dans la seconde rencontre de la journée d'hier, Garcia a conservé des chances de qualification pour les demi-finales en remportant un match couperet devant Svitolina (6-7 (7/9), 6-3, 7-5), en 2h45. La joueuse de 24 ans disputera un duel décisif, demain, face à Wozniacki. Si Garcia l'emporte et que Halep s'incline devant Svitolina, elle décrochera alors le second billet dans le groupe rouge.
Lors d'un mano a mano haletant avec Svitolina, Garcia a fait étalage de sa force de caractère, deux jours après avoir vécu un baptême difficile dans la compétition face à Halep (défaite 6-4, 6-2). Une défaite lors de ce deuxième match aurait été synonyme d'élimination. Garcia n'en était pas loin lorsque Svitolina a servi pour le match (à 5-3) dans la dernière manche. Mais Garcia a profité d'une panne de premières balles adverse pour revenir dans la partie. Elle a fait craquer Svitolina sur sa troisième balle de break dans le 11e jeu (6-5). Elle a tenu bon au service et a conclu la partie en débordant son adversaire. « C'était un combat incroyable. Notre dernier match à Pékin (quart de finale), c'était déjà le cas. Il avait fallu se battre sur chaque point (pour gagner) », a apprécié Garcia, récompensée par son audace (58 coups gagnants contre 33).
Ostapenko éliminée
Mardi, dans le groupe blanc, Pliskova avait validé son billet pour les demi-finales grâce à un succès expéditif devant Garbiñe Muguruza. Cette dernière jouera, elle, sa place aujourd'hui face à Venus Williams, relancée après son succès devant Jelena Ostapenko.
Pour sa deuxième participation aux WTA Finals, Pliskova (n° 3) n'a pas perdu de temps. Éliminée à l'issue de la phase de poules l'an passé, elle s'est cette fois-ci qualifiée, avant même la dernière journée de groupes, avec un bilan optimal : seulement deux jeux perdus par set et environ 2h15 passées sur le court. Après Williams (n°5) dimanche (6-2, 6-2), Pliskova a balayé Muguruza (n° 2) sur un score identique, mais en un peu moins de temps (1h02 contre 1h14). La dernière championne de Wimbledon, et de Roland-Garros 2016, a été complètement dépassée dans cette partie et n'a réagi qu'en fin de second set pour ne pas encaisser « une roue de bicyclette » (menée 5-0).
L'issue du duel des extrêmes entre la plus âgée des prétendantes, Williams (37 ans), et la benjamine, Ostapenko (20 ans), n'a guère été aussi limpide. S'il a tenu ses promesses en matière d'émotions et de suspense, cela n'a pas été le cas en termes de qualité de jeu, tant les deux joueuses ont eu un mal fou à convertir leurs jeux de service. Il y a eu pas moins de 20 breaks dans la partie et 23 doubles fautes, dont 13 du côté d'Ostapenko. Seule des prétendantes à avoir gagné le tournoi (2008), Williams a gaspillé une balle de match dans la 2e manche mais a réussi, après quasiment 3h15 de jeu, à l'emporter (7-5, 6-7 (3/7), 7-5). Ostapenko est donc éliminée.
Source : AFP

