Le Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe, grand vainqueur des législatives de dimanche, s'est engagé hier à travailler avec les États-Unis, la Chine et la Russie pour opposer aux menaces nord-coréennes « une diplomatie forte et déterminée ». La coalition formée par le Parti libéral-démocrate (PLD, droite) de M. Abe et le parti Komeito (centre droit) devrait obtenir 313 des 465 sièges, soit une majorité des deux tiers, selon des estimations quasi définitives de la chaîne publique NHK. Cette majorité ainsi maintenue dans les deux chambres, Shinzo Abe pourrait faire avancer son projet de réviser la Constitution pacifiste, dictée en 1947 par les États-Unis après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dont l'article 9 consacre la renonciation « à jamais » à la guerre. Grâce à sa victoire, M. Abe se trouve encore davantage légitimé dans sa fermeté vis-à-vis de la Corée du Nord, qui a déjà tiré deux missiles au-dessus de l'archipel nippon. Il est favorable à la position de l'allié américain consistant à maintenir « toutes les options », y compris l'option militaire, sur la table. M. Abe a indiqué hier à la presse son intention de « confirmer l'étroite coopération » engagée sur ce dossier avec le président américain Donald Trump, qui doit se rendre à Tokyo début novembre. Il engagerait ensuite des discussions avec les dirigeants chinois et russe.
Moyen Orient et Monde - Japon
Nouveau départ pour Abe, conforté par une solide majorité
OLJ / le 24 octobre 2017 à 00h00

