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Réfugiés

« Le Liban est devenu le sixième pays le plus dense du monde »

Les intervenants à la conférence sur l’impact de la présence de réfugiés syriens au Liban.

« Réfugiés syriens, les charges qui pèsent sur le Liban et la priorité du retour ». Tel était le thème d'une conférence organisée, hier, par le Centre de recherches et d'études stratégiques relevant de l'armée libanaise, en coopération avec le ministère d'État pour les Affaires des réfugiés. Une vingtaine d'intervenants, des civils et des militaires, se sont relayés à la tribune pour évoquer la crise des réfugiés syriens au Liban. Ils ont notamment mis en garde contre les répercussions de la longue présence des réfugiés syriens dans le pays, que ce soit au niveau de l'emploi, l'économie, l'énergie, l'environnement et la sécurité.
Prenant la parole, le ministre d'État pour les Affaires des réfugiés, Mouïn Merhebi, a regretté que « l'absence d'une politique générale relative aux réfugiés ait mené certains à utiliser ce dossier à des fins électorales ». Il a affirmé qu'on « ne peut pas assurer la stabilité politique et sécuritaire du pays en empêchant les réfugiés de se faire enregistrer au Liban auprès des instances compétentes ou d'enregistrer leurs nouveau-nés, en refusant de ratifier un protocole de coopération entre le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés et l'État libanais, ou en mettant en doute la crédibilité des institutions des Nations unies ». « Nous œuvrerons, a-t-il souligné, à un retour sécurisé des réfugiés syriens dans leur pays et cela en coopération avec les Nations unies. »
De son côté, le directeur du Centre de recherche et des études stratégiques, le général Fady Abou Farraj, a rappelé que « le nombre des réfugiés syriens qui se trouvent au Liban constitue le tiers du nombre des habitants du pays ». « Parce qu'il abrite ces réfugiés, le Liban est devenu le sixième pays le plus dense du monde. Traiter ce dossier nécessite donc une coopération entre l'État libanais et la communauté internationale », a-t-il poursuivi.
Le coordinateur des Nations unies pour les affaires humanitaires, Philippe Lazzarini, a assuré, de son côté, que « les réfugiés syriens finiront par rentrer chez eux mais en ce moment le retour ne constitue pas une option pour la plupart d'entre eux ».
Ziad Sayegh, expert en matière de réfugiés et conseiller de M. Merhebi, a mis en garde contre « les politiques populistes » et affirmé que « le ministère des Affaires étrangères n'a pas agi jusqu'à présent sur le plan diplomatique, notamment en entamant une correspondance officielle avec les Nations unies ou la Ligue arabe pour commencer à préparer le retour des réfugiés ». Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, est souvent en première ligne dans la demande de rapatriement des réfugiés syriens.


« Réfugiés syriens, les charges qui pèsent sur le Liban et la priorité du retour ». Tel était le thème d'une conférence organisée, hier, par le Centre de recherches et d'études stratégiques relevant de l'armée libanaise, en coopération avec le ministère d'État pour les Affaires des réfugiés. Une vingtaine d'intervenants, des civils et des militaires, se sont relayés à la...

commentaires (1)

Ce qu'il veut Bachar El Assad, 40/ de Syriens après il peut déclarer que le Liban appartient , a la Syirie ,astucieux n'est-ce pas?

Eleni Caridopoulou

16 h 52, le 24 octobre 2017

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Commentaires (1)

  • Ce qu'il veut Bachar El Assad, 40/ de Syriens après il peut déclarer que le Liban appartient , a la Syirie ,astucieux n'est-ce pas?

    Eleni Caridopoulou

    16 h 52, le 24 octobre 2017