Plusieurs centaines de membres présumés du groupe État islamique se sont rendus aux autorités kurdes du nord de l'Irak, la semaine dernière, a déclaré hier un responsable des services de sécurité kurdes. Ces jihadistes font partie d'un groupe d'hommes armés qui ont fui en direction des lignes kurdes lorsque l'armée irakienne s'est emparée de Hawija, qui était le dernier grand bastion urbain de l'EI dans le nord de l'Irak.
« Un millier d'hommes, approximativement, se sont rendus au cours de la semaine écoulée. Tous, cependant, ne sont pas des terroristes », a dit un responsable de la sécurité à Erbil, capitale du Kurdistan autonome, en faisant allusion aux jihadistes. « On peut, à juste titre, dire que des centaines d'entre eux doivent être des membres de l'EI, mais cela n'apparaîtra clairement que lorsque des interrogatoires auront été menés », a-t-il ajouté. La ville de Hawija et ses environs, situés non loin de la ville pétrolière de Kirkouk que contrôlent les Kurdes, sont tombés le 5 octobre aux mains des forces de sécurité irakiennes.
Le fait que les combattants de l'EI aient pris la fuite plutôt que de combattre jusqu'au bout, comme lors des précédentes batailles, laisse penser que le moral est au plus bas dans leurs rangs et qu'ils ne croient plus en leur chef, estime Hicham el-Hachimi, spécialiste des sphères jihadistes basé à Bagdad. Le chef de l'EI, Abou Bakr el-Baghdadi, a diffusé un enregistrement audio voilà deux semaines, alors que plusieurs sources l'avaient donné pour mort. Il a exhorté ses partisans à poursuivre le combat malgré les revers des derniers mois, tant en Syrie qu'en Irak.
Désormais, la seule zone encore aux mains de l'EI en Irak est une bande de territoire le long de la frontière avec la Syrie, pays où les jihadistes perdent également beaucoup de terrain. Les jihadistes de l'EI contrôlent encore la ville-frontière irakienne d'al-Qaïm et la région avoisinante.
Source : Reuters


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine