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Culture

Du futur, en toute et naïve simplicité...

Exposition

Vingt toiles (acrylique et huile) et une sculpture sur plexiglas, signées de l'artiste irakien Nazar Yahya, occupent l'espace de la galerie Mark Hachem*.

11/10/2017

Porté au discours distant et à la formulation moderne sans effusion ni lyrisme, Nazar Yahya, né à Bagdad en 1963 et installé à Houston (Texas) suite aux violences de la guerre en Irak, a la nostalgie de l'enfance. Déjà, dans son pays d'origine, il s'était attelé à l'illustration de livres de jeunesse. Et l'aventure picturale semble toujours placée sous ces mêmes auspices.

Fidèle à cette image, l'exposition de ses œuvres récentes à la galerie Mark Hachem est un prolongement à cette expression sans détour, simple et franche, sans fioriture excessive. Comme une séance de coloriage aux classes primaires. Tout est placé, mais sans en avoir ni l'ampleur ni la profondeur, dans le sillage du dessin des proportions idéales selon l'Homme de Vitruve commenté par Léonard de Vinci, qui illustre d'ailleurs le carton d'invitation. Des grands (1m50x1m50) aux moyens (72cmx77cm) formats, l'inspiration va vers la machine humaine dans ses plus menus détails.

Sur les cimaises, une cellule se reproduisant, un corps d'homme nu, jambes et bras écartés, aux muscles bien tendus et un ensemble de 60 petites toiles rectangulaires en pointillé comme un système stellaire, avec le visage d'un Einstein tirant la langue et Al Biruni, savant en toutes disciplines confondues, au regard agrandi comme sous l'effet d'une loupe...

Des jeux visuels amusants, à composer et décomposer, lier et délier, tout comme cette unique sculpture où mixed media et plexiglas ont les allures d'un univers de piécettes Lego qui fascinent tant l'âge des premières innocences.

Le monde de Nazar Yahya est un monde clair, net et teinté d'une imperceptible touche de poésie. Et la peinture semble être pour lui non seulement un divertissement dans des tons monochromes, mais un moyen de retrouver des moments de paix, d'évasion et d'harmonie élémentaire.

À travers, quand même, les basiques interrogations adressées à une science qui tarde à donner ses réponses à la vie, toujours pressée et empressée...

À signaler que l'artiste donne ce soir, à 19h, une visite guidée de ses œuvres.

 

*Galerie Mark Hachem
« Of Things to come » de Nazar Yahya
Jusqu'au 14 octobre 2017

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