Le Trio Joubran, qui se produit ce soir à 21h00 au MusicHall, dans le cadre du Festival Liban Jazz, c'est avant tout l'histoire d'une passion pour le oud. Une passion qui anime depuis toujours trois frères, Samir, Wissam et Adnane Joubran. Il faut dire que cet instrument fait presque partie de l'ADN de la famille. L'arrière-grand-père, déjà, était joueur et luthier. L'amour pour le oud se transmet depuis lors de génération en génération. Aujourd'hui, les trois frères perpétuent la tradition : la fratrie a fait de cette passion son métier en formant le Trio Joubran en 2004.
En véritables virtuoses de leurs instruments, les trois frères se sont peu à peu imposés comme des ambassadeurs culturels de leur pays d'origine, la Palestine. Par leur participation à divers projets cinématographiques, tels que Le dernier vol, de Karim Dridi, ou Adieu Gary, de Nassim Amaouche, ils portent la musique palestinienne hors de ses frontières. Sans compter les albums, au nombre de sept, et les concerts surtout, nombreux – plus d'une centaine depuis dix ans – qui permettent au trio d'être l'un des fers de lance des arts palestiniens sur le plan international.
Les concerts de ces trois musiciens sont avant tout de véritables performances. Les sons hypnotiques qu'ils tirent de leurs instruments envoûtent les spectateurs. Leur présence sur scène, l'ardeur qu'ils mettent à faire parler les cordes font de leurs apparitions des moments précieux. À voir.


C'est par la culture viendra le salut des peuples. Bravo aux trois frères virtuoses.
11 h 46, le 10 octobre 2017