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Sport

Trop tôt pour l’assistance vidéo à l’arbitrage ?

Gianni Infantino, président de la FIFA, veut à tout prix utiliser l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) au Mondial 2018 en Russie, mais face aux critiques et aux dysfonctionnements, le board, garant des lois du jeu, pourrait demander plus de temps.
« Il y a la possibilité que, si les résultats des tests menés actuellement dans les championnats ne sont pas satisfaisants, l'expérimentation soit prolongée pour une nouvelle période », a expliqué hier un porte-parole de l'International Board (IFAB). « Il n'y a aucune urgence à prendre une décision aussi importante », à savoir la mise en place de l'assistance vidéo à l'arbitrage lors du Mondial 2018, a ajouté le porte-parole d'une institution née avec la codification du football à la fin du XIXe siècle, et qui s'est toujours montrée frileuse face aux changements.
En test dans de nombreux pays (Australie, Brésil, France, Italie, Pays-Bas...), la VAR, qui ne concerne qu'un nombre limité d'actions (but marqué, carton rouge, penalty, erreur sur une identité), ne fait pas l'unanimité. Si Infantino a déjà marqué de son empreinte la planète football en faisant passer le format du Mondial de 32 équipes actuellement à 48 à partir de 2026, il veut aussi effacer ce qui fait, pour certains, le charme de ce sport. À savoir l'incertitude liée à « l'erreur humaine », sur des actions non sanctionnées ou des buts qui n'auraient pas dû être validés, comme la « divine » main de Maradona au Mondial mexicain. En ayant recours à l'assistance vidéo pour suppléer l'arbitre central, la VAR permet en effet d'arrêter le jeu pour revenir sur des actions litigieuses.
En Italie, la VAR, entrée en vigueur cette saison, donne pour l'instant des résultats contrastés et n'a pas mis fin aux polémiques, loin de là. « Ça va devenir comme le baseball aux États-Unis, on reste 10 heures au stade, on mange des cacahuètes », a ainsi ironisé, dimanche dernier, l'entraîneur de la Juventus Turin, Massimiliano Allegri, craignant un football de plus en plus haché en raison des interruptions de jeu répétées. Pour Jonathan Ford, directeur de la Fédération galloise de football (l'un des quatre membres britanniques du board), « avoir la VAR lors du prochain Mondial est vraiment une chose dangereuse ». « C'est une stratégie à haut risque si tout se passe mal et qu'après cela il faut y renoncer », a-t-il mis en garde cette semaine dans la presse anglaise.
Même s'il semble peu vraisemblable que le board puisse l'emporter face à la volonté de Gianni Infantino, certains s'inquiètent non pas tant des problèmes techniques, mais du degré de préparation et d'expertise des arbitres présents à la Coupe du monde. « La préparation du corps arbitral est très hétérogène d'un continent à l'autre », confie ainsi une source proche des instances. Le board et la FIFA, qui en est membre aux côtés des quatre fédérations britanniques, vont analyser les résultats des tests menés dans différents pays lors d'une réunion commune le 16 décembre à Abou Dhabi, en marge de la Coupe du monde des clubs. Au-delà, l'utilisation de la VAR lors du Mondial 2018 est une décision qui sera prise « par la FIFA seule, et non par le board, à condition que la VAR soit approuvée par le board lors de son assemblée générale en mars ou que l'expérimentation continue pour une nouvelle période », précise le porte-parole de l'IFAB.
Une Coupe du monde est un tournoi qui voit souvent l'introduction de nouvelles règles ou mesures désormais si évidentes qu'on a du mal à imaginer qu'on ait pu s'en passer un jour, comme les cartons jaune et rouge apparus au Mondial 1970 au Mexique. La technologie sur la ligne de but (GLT) avait, elle, été introduite avec succès au Mondial 2014 au Brésil.
Source : AFP

Gianni Infantino, président de la FIFA, veut à tout prix utiliser l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) au Mondial 2018 en Russie, mais face aux critiques et aux dysfonctionnements, le board, garant des lois du jeu, pourrait demander plus de temps.« Il y a la possibilité que, si les résultats des tests menés actuellement dans les championnats ne sont pas satisfaisants, l'expérimentation soit prolongée pour une nouvelle période », a expliqué hier un porte-parole de l'International Board (IFAB). « Il n'y a aucune urgence à prendre une décision aussi importante », à savoir la mise en place de l'assistance vidéo à l'arbitrage lors du Mondial 2018, a ajouté le porte-parole d'une institution née avec la codification du football à la fin du XIXe siècle, et qui s'est toujours montrée frileuse face aux changements.En...
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