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Rohingyas : l'ONU renforce sa lutte contre les maladies

Les Nations unies renforçaient cette semaine leurs moyens pour contenir une épidémie de diarrhées dans les camps de réfugiés du Bangladesh, où un demi-million de Rohingyas de Birmanie ont trouvé abri depuis fin août.

L'ONU, qui va demander 430 millions de dollars pour intensifier ses opérations dans le sud du Bangladesh frontalier de la Birmanie, a ouvert lundi une clinique de 20 lits dans le grand camp de Kutupalong, a annoncé un porte-parole.

"Nous voyons une tendance croissante de cas de diarrhées, dont des cas de diarrhées avec une déshydratation aiguë", a déclaré Andrej Mahecic, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

Une autre clinique, d'une capacité de 60 lits, devrait rentrer en service dans le cours de la semaine, a-t-il ajouté. Des employés des Nations unies parcouraient les camps pour repérer les personnes nécessitant un traitement médical.

Dans les gigantesques campements à la frontière, autorités et ONG sont débordées par la marée humaine et s'inquiètent d'une potentielle bombe sanitaire, les conditions étant réunies pour l'apparition d'épidémies de choléra, dysenterie ou diarrhée.

Faute d'eau potable, les Rohingyas boivent de l'eau collectée dans les rizières, les flaques, ou de petits puits creusés à la main et parfois contaminés par des excréments.

Les réfugiés fuient une campagne de répression de l'armée birmane - considérée par les Nations unies comme une épuration ethnique - consécutive à des attaques de la rébellion rohingya le 25 août.

Les nouveaux arrivants au Bangladesh sont venus grossir les rangs de 300.000 réfugiés rohingyas au moins qui s'y trouvaient déjà, legs de vagues de violences antérieures.

"Nous voulons nous assurer que la tragédie des Rohingyas n'est pas aggravée et amplifiée par une catastrophe humaine et sanitaire", a déclaré Mark Lowcock, secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des affaires humanitaires, à la presse lors d'un déplacement à Cox's Bazar.

Les Nations unies renforçaient cette semaine leurs moyens pour contenir une épidémie de diarrhées dans les camps de réfugiés du Bangladesh, où un demi-million de Rohingyas de Birmanie ont trouvé abri depuis fin août.
L'ONU, qui va demander 430 millions de dollars pour intensifier ses opérations dans le sud du Bangladesh frontalier de la Birmanie, a ouvert lundi une clinique de 20 lits dans le grand camp de Kutupalong, a annoncé un porte-parole.
"Nous voyons une tendance croissante de cas de diarrhées, dont des cas de diarrhées avec une déshydratation aiguë", a déclaré Andrej Mahecic, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.
Une autre clinique, d'une capacité de 60 lits, devrait rentrer en service dans le cours de la semaine, a-t-il ajouté. Des employés des Nations unies parcouraient les camps...