De gauche à droite, le président de la CGTL, Béchara Asmar, le président du Conseil économique et social, Roger Nasnas, le ministre des Affaires sociales, Pierre Bou Assi, le directeur général du ministère du Travail, Georges Ayda, et l’expert économique Kamal Hamdane. Photo ANI
Le ministre des Affaires sociales, Pierre Bou Assi, a souligné hier la nécessité de mettre en œuvre une politique sociale globale afin de répondre aux besoins de la société libanaise. M. Bou Assi s'exprimait lors d'une rencontre organisée par le Conseil économique et social (CES) sur la protection sociale de l'État, dans le cadre du projet « Promotion du dialogue social au Liban », en partenariat avec l'Union européenne et le ministère du Travail.
« L'État ferait mieux de suivre une politique sociale globale, reliée aux impôts », a dit M. Bou Assi qui a insisté sur la nécessité d'établir « un contrat social positif entre les gens ».
« De grandes sommes sont consacrées aux ministères des Affaires sociales et de la Santé pour les aides sociales et médicales, a souligné le ministre Bou Assi. Le budget du ministère des Affaires sociales est de 150 millions de dollars, dont 75 % sont déboursés pour les aides prodiguées par le ministère. Quant au budget du ministère de la Santé, il est de 450 millions de dollars, mais tout cela n'est pas suffisant pour dire que nous avons une politique sociale globale, a indiqué le ministre. Produire la meilleure des politiques sociales nécessite la présence d'une volonté politique et d'une cohésion entre les différentes composantes de la société », a-t-il dit.
Étaient présents lors de la rencontre le président du Conseil économique et social, Roger Nasnas, le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban, Béchara Asmar, le directeur général du ministère du Travail, Georges Ayda, et l'expert économique Kamal Hamdane.
M. Bou Assi a par ailleurs évoqué la mise en place, dans son ministère, d'un programme de soutien pour les familles les plus défavorisées. « Depuis que je suis à la tête du ministère des Affaires sociales, je travaille non seulement à aider les plus défavorisés mais à les tirer de leur situation, a relevé M. Bou Assi. Voilà pourquoi nous avons lancé le programme "Takhrij" qui comprend des sessions de formation et une étude du marché du travail pour aider les plus démunis à trouver un emploi », a-t-il souligné.
Roger Nasnas a pour sa part mis l'accent sur la « nécessité de remettre en question le système des retraites et de l'assurance-vieillesse ». Il a rappelé que l'ancien Premier ministre Rafic Hariri avait présenté, lorsqu'il était en fonctions au CES, une étude sur l'assurance-vieillesse au Conseil.
Le président de la CGTL, Béchara Asmar, a quant à lui pointé du doigt la « mauvaise gestion du dossier relatif à l'assurance-vieillesse, à l'heure où il y a un grand dysfonctionnement au niveau de la situation sociale ». « Le système économique et social présent au Liban depuis des décennies n'est plus viable », a-t-il estimé.


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DE BONNES PAROLES... MAIS ON OUBLIE L,ENORME DETTE CETTE ANACONDA QUI ETOUFFE LE PAYS ! EXIGEZ PLUTOT DES DECISIONS POUR SORTIR LE PAYS DE L,ABYSSE OU IL EST AVANT DE PARLER DE POLITIQUE SOCIALE GLOBALE...
21 h 13, le 28 septembre 2017