Un des quinze véhicules de l’avant-blindé (VAB) offerts par la France au Liban dans le cadre du plan de coopération renforcée entre les armées des deux pays.
Dans le cadre du plan de coopération renforcée entre les armées française et libanaise, une démonstration de tirs avec des engins blindés lance-missiles s'est déroulée hier à Taybé, dans la Békaa. L'exercice s'est déroulé en présence notamment du chargé d'affaires a.i. près l'ambassade de France, Arnaud Pescheux, de l'attaché de défense ainsi que de plusieurs responsables militaires libanais.
Fournis par la France au cours des derniers mois pour aider l'armée libanaise à répondre à ses besoins dans sa lutte contre le terrorisme, ces quinze véhicules de l'avant-blindé (VAB) équipés du système antichar HOT ont une capacité d'emport instantanée de quatre missiles, d'une portée de 4 000 mètres, de jour comme de nuit.
La démonstration organisée hier marque la fin de la formation des militaires libanais sur ce système, au terme de plusieurs semaines d'entraînement en France et au Liban. Plusieurs dizaines de missiles ont été tirés au cours de l'exercice pour qualifier les équipages du régiment antichars. Chacun des douze équipages a ainsi tiré une série de quatre missiles, dont un de nuit, ce qui permet de les déclarer aptes à l'emploi opérationnel.
Ces VAB, accompagnés de munitions et de pièces de rechange, ainsi que de la formation des pilotes, maintenanciers, tireurs et cadres, font partie du don français annoncé par l'ancien président François Hollande lors de sa visite au Liban en avril 2016.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Pescheux a souligné que cette démonstration se déroule quelques semaines après que « les forces armées libanaises ont une nouvelle fois démontré leur courage et leur abnégation », « remporté leur combat contre les jihadistes du groupe État islamique et repris le contrôle total de la frontière avec la Syrie ». « Il s'agit d'un développement stratégique majeur, qui profite directement à la sécurité du Liban et des Libanais, mais aussi, nous le savons et vous en remercions, à la sécurité de l'Europe et de la France », a-t-il ajouté.
« Cette démonstration intervient aussi alors que le président de la République libanaise, le général Michel Aoun, effectue une visite d'État en France », a poursuivi M. Pescheux, précisant que cette visite « est un signal de l'amitié indéfectible entre la France et le Liban », « un signal de la confiance de la France dans les institutions libanaises, en particulier dans les forces armées ».
« Nous savons que l'armée libanaise conserve l'entière maîtrise des équipements et des savoirs transmis », a encore insisté M. Pescheux, notant qu'elle « protège les institutions du Liban et assure la sécurité de tous les Libanais ». « C'est pourquoi l'aboutissement de cette coopération annonce d'autres coopérations », a-t-il conclu.

