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Moyen Orient et Monde - Royaume-Uni

Un attentat raté à Londres fait 29 blessés

L'attaque a été revendiquée par l'EI.

Des membres des services d’urgence devant la station de métro Parsons Green hier à Londres. Daniel Leal-Olivas/AFP

L'attentat de Londres qui a fait 29 blessés hier a été revendiqué par le groupe jihadiste État islamique dans la soirée, par la voix de son organe de propagande Amaq sur Twitter : « L'attentat à la bombe dans le métro de Londres a été mené par (...) l'État islamique. » Une « chasse à l'homme » était en cours hier après l'explosion d'une bombe artisanale dans une station du métro de Londres qui a libéré une « boule de feu » dans une rame à l'heure de pointe. L'attentat – le cinquième en six mois au Royaume-Uni – s'est produit vers 8h20 (7h20 GMT) dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de Londres.
« Il y a eu une explosion », a dit à la presse le commandant de l'unité antiterroriste de la police de la capitale, Mark Rowley. « Nous considérons qu'il s'agit de la détonation d'un engin explosif artisanal », a-t-il ajouté. La police a précisé dans un communiqué que son unité de contre-terrorisme procédait à des « investigations rapides pour identifier les responsables », ajoutant toutefois qu'« aucune arrestation » n'avait pour l'heure été effectuée. « Une chasse à l'homme est en cours » pour retrouver le ou les auteurs de l'attentat, qualifié de « terroriste » par la police, a annoncé pour sa part, sur LBC Radio, le maire de Londres, Sadiq Khan, fustigeant les « individus ignobles qui tentent d'utiliser le terrorisme pour nous toucher et détruire notre mode de vie ».
Dans un bilan actualisé, les services de santé ont fait savoir que 29 blessés, dont aucun n'était grièvement atteint, avaient été traités à l'hôpital, « la plupart » pour des brûlures, selon M. Rowley.
« Il y a eu une énorme détonation, a déclaré Charlie Craven, qui s'apprêtait à prendre le métro pour aller travailler au moment de l'attentat. On prend le métro tous les matins. (...) On n'aurait jamais pensé que ça arriverait ici. » Peter Crowley a dit avoir vu « une boule de feu » et a posté sur son compte Twitter des photos montrant son front brûlé.

Panique
La Première ministre britannique Theresa May a estimé que « l'engin explosif était destiné à faire d'énormes dégâts », à l'issue d'une réunion d'urgence de son cabinet. Le niveau d'alerte a été relevé de « grave » à « critique », a-t-elle indiqué, ce qui signifie qu'un attentat est « imminent » dans le pays. Des policiers armés et des militaires seront visibles dans les rues dès les prochains jours, a précisé la Première ministre dans une allocution télévisée. « Pour cette période, des effectifs militaires vont remplacer des policiers affectés à la garde de certains sites protégés qui ne sont pas accessibles au public », a-t-elle ajouté.
Des photos diffusées sur Twitter montraient un seau blanc en train de brûler mais peu abîmé, dans un sac de congélation de supermarché Lidl, à l'intérieur d'un wagon du métro, à proximité des portes automatiques, et dont sortaient des fils électriques. Cela suggère que « l'explosion n'a que partiellement réussi », a estimé Hans Michels, professeur d'ingénierie chimique à l'Imperial College de Londres, dans un communiqué.
Louis Hather, 21 ans, qui se rendait à son travail et se trouvait dans la rame, a décrit « des gens qui criaient et se précipitaient dans les escaliers ». Blessé à la jambe dans la bousculade, il a réussi à sortir dans la rue où « des gens pleuraient. Ça sentait le plastique brûlé », a-t-il raconté, très choqué, parlant aussi d'« une femme amenée sur un brancard dans une ambulance avec des brûlures sur tout le corps ». Les environs de la station ont été bouclés par la police qui a installé un cordon de sécurité et posté des hommes équipés de fusils d'assaut.

« Individus ignobles »
Le président américain Donald Trump a dénoncé sur Twitter des terroristes « ratés », affirmant qu'ils avaient été repérés par Scotland Yard avant l'attaque. De quoi fâcher Theresa May, qui a dénoncé des conjectures qui ne sont « d'aucune aide ». Le président américain a ensuite appelé Mme May pour lui présenter ses condoléances, selon Downing Street.
Cet attentat « nous conforte dans le fait qu'il faut intensifier et améliorer au niveau international la lutte contre le terrorisme islamiste », a réagi la chancelière allemande Angela Merkel en marge d'une rencontre avec le Premier ministre français Édouard Philippe. Ce dernier a adressé ses « pensées aux blessés ».
La plupart des précédents attentats au Royaume-Uni avaient été revendiqués par le groupe État islamique. En mars à Londres, un assaillant avait utilisé un véhicule pour percuter des passants sur le pont de Westminster avant de poignarder un policier, faisant cinq morts. En mai, un kamikaze s'était fait exploser avec une bombe artisanale à la sortie d'un concert d'Ariana Grande à Manchester. Bilan : 22 morts. Et en juin, des assaillants à bord d'une camionnette avaient foncé sur des passants sur le London Bridge avant d'en poignarder plusieurs, faisant huit morts. Un autre attentat avait visé des fidèles près de la mosquée londonienne de Finsbury Park en juin. Il avait été perpétré par un homme qui avait précipité son véhicule sur la foule. Résultat : une dizaine de blessés et un mort.

Sources : agences

L'attentat de Londres qui a fait 29 blessés hier a été revendiqué par le groupe jihadiste État islamique dans la soirée, par la voix de son organe de propagande Amaq sur Twitter : « L'attentat à la bombe dans le métro de Londres a été mené par (...) l'État islamique. » Une « chasse à l'homme » était en cours hier après l'explosion d'une bombe artisanale dans une station du métro de Londres qui a libéré une « boule de feu » dans une rame à l'heure de pointe. L'attentat – le cinquième en six mois au Royaume-Uni – s'est produit vers 8h20 (7h20 GMT) dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de Londres.« Il y a eu une explosion », a dit à la presse le commandant de l'unité antiterroriste de la police de la capitale, Mark Rowley. « Nous considérons qu'il s'agit...
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