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Liban - Justice

L’ancien ministre Ibrahim Chamseddine porte plainte contre le CSC pour « diffamation »

Ibrahim Chamseddine : confiant dans la justice. Photo ANI

L'ancien ministre Ibrahim Chamseddine a porté plainte auprès du premier juge d'instruction à Beyrouth contre le Conseil supérieur chiite (CSC) pour « diffamation », en réponse aux accusations de « collaboration avec le Front al-Nosra à Ersal », proférées contre lui par cet organisme. En parallèle, l'Association caritative et culturelle de l'Imam Chamseddine, que dirige l'ancien ministre et qui porte le nom de son père, a elle aussi porté plainte auprès du premier juge d'instruction de Beyrouth contre le CSC et contre le mouvement Amal (présidé par le président du Parlement Nabih Berry) pour « menaces, usurpation de terrains, entrée par effraction dans un domicile, et création d'associations de malfaiteurs en vue de porter préjudice de manière volontaire », selon le communiqué publié hier par le bureau de M. Chamseddine.
Ces derniers mois, l'ancien ministre a dénoncé à plusieurs reprises la volonté du CSC de considérer des terrains devant être investis par l'association pour la construction d'une université « Modon » comme un wakf chiite, en vue de l'en priver (voir L'Orient-Le Jour du 11 janvier et du 8 août). Selon M. Chamseddine, l'association avait auparavant signé un contrat avec la municipalité de Beyrouth, d'une durée de 99 ans.
Le terrain qui fait l'objet du litige est situé dans le secteur de Mazraa, à Beyrouth, et comporte la mosquée Imam Siddiq, l'École technique islamique, le lycée al-Doha ainsi que des bâtiments qui étaient destinés à accueillir l'université dirigée par la Fondation Imam Chamseddine.
Dans une conférence de presse en août, M. Chamseddine dénonçait le fait que le mohafez de Beyrouth Ziad Chbib avait donné son accord pour considérer ces terrains comme des wakfs. Il précisait que le procureur général de Beyrouth avait refusé, à deux reprises, de recevoir les plaintes déposées par les avocats de la fondation, et rappelé en outre que la fondation avait présenté des recours en invalidation des décisions du CSC auprès du Conseil d'État à trois reprises, sans obtenir de réponse. Il affirmait, à ce propos, qu'il y aurait « une pression exercée par le CSC et Aïn el-Tiné » sur les juges.

L'ancien ministre Ibrahim Chamseddine a porté plainte auprès du premier juge d'instruction à Beyrouth contre le Conseil supérieur chiite (CSC) pour « diffamation », en réponse aux accusations de « collaboration avec le Front al-Nosra à Ersal », proférées contre lui par cet organisme. En parallèle, l'Association caritative et culturelle de l'Imam Chamseddine, que dirige l'ancien ministre et qui porte le nom de son père, a elle aussi porté plainte auprès du premier juge d'instruction de Beyrouth contre le CSC et contre le mouvement Amal (présidé par le président du Parlement Nabih Berry) pour « menaces, usurpation de terrains, entrée par effraction dans un domicile, et création d'associations de malfaiteurs en vue de porter préjudice de manière volontaire », selon le communiqué publié hier par le bureau de...
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