Le député Boutros Harb lors de sa visite à l’ancien Premier ministre Tammam Salam. Photo ANI
L'ancien Premier ministre Tammam Salam, qui est la cible d'une campagne critiquant sa gestion des combats à Ersal en août 2014 et de la crise des militaires otages du groupe État islamique et du Front al-Nosra, a reçu hier la visite du député et ancien ministre Boutros Harb, ainsi que du député et chef du parti Kataëb, Samy Gemayel.
À l'issue de la réunion, M. Harb a appelé les Libanais à rester loin des polémiques. Il a estimé qu'il « est impossible de comparer la situation actuelle avec la situation qui sévissait en 2014. Il faut prendre en considération le contexte politique local, régional et international ». « Il faut être juste envers l'armée libanaise. La troupe a toujours été capable, par le passé et maintenant, de venir à bout de toute affaire militaire ou sécuritaire », a-t-il dit. « Le commandement de l'armée avait bien précisé en 2014 qu'il pouvait venir à bout de cette affaire, mais le prix à payer était trop élevé, notamment en termes de pertes humaines », a-t-il poursuivi.
Le député Samy Gemayel a rappelé, de son côté, que le Liban commémorait hier les 35 ans de l'assassinat du président élu Bachir Gemayel. « Nous tenons à son rêve, qui consiste notamment à vivre dans un pays indépendant et souverain où l'administration est propre. Nous poursuivrons la lutte pour édifier un État de droit et assurer une vie meilleure aux générations à venir. »
Dans un communiqué publié la semaine dernière, M. Salam avait appelé à rendre public le contenu des comptes-rendus des divers Conseils des ministres datant de l'été 2014 et au cours desquels les combats à Ersal ainsi que les négociations relatives à la libération des militaires otages du groupe État islamique et du Front al-Nosra avaient été discutés.

