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Moyen Orient et Monde - Catastrophes Naturelles

Les Keys découvrent l’ampleur des dégâts d’Irma, colère dans les Caraïbes

Le roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, s’est rendu, hier, sur les îles de Saba et de Sint-Eustatius, après avoir passé la nuit dans la partie néerlandaise de l’île de Saint-Martin. Vincent Jannink/ANP/AFP

L'ampleur des dégâts causés par l'ouragan Irma commençait seulement à émerger, hier, dans l'archipel des Keys, en Floride, où la quasi-totalité des habitations sont détruites ou endommagées. « En gros, toutes les maisons dans les Keys ont été impactées d'une façon ou d'une autre », a indiqué le chef de l'Agence américaine des situations d'urgence (FEMA), Brock Long, citant une estimation selon laquelle « 25 % des maisons dans les Keys ont été détruites et 60 % ont été endommagées ».
Ce chapelet d'îles, souvent très étroites et n'émergeant qu'à peine de quelques mètres de l'eau, a été frappé dimanche matin avec toute la violence d'un ouragan de catégorie 4, par des vents de 215 km/h qui ont provoqué une hausse brutale du niveau de la mer. Rétrogradé en simple dépression tropicale, Irma a fait au moins 40 morts sur son passage aux Caraïbes et en Floride. Il poursuivait hier sa route vers le nord-ouest, au-dessus de l'Alabama, en continuant à se disperser. Dans le reste de la Floride, moins sévèrement touché, 15 millions de personnes sont toujours privées d'électricité, auxquelles s'ajoutent un million de personnes dans l'État voisin de Géorgie. L'aéroport de Miami a repris hier une activité limitée, opérant à 30 % de ses capacités. Un retour à la normale n'est pas attendu avant la fin de la semaine.
De nombreuses localités de la côte est offraient hier le même spectacle : toitures arrachées, arbres déracinés, routes coupées, rues envahies par les eaux où flottent divers débris. À Naples, une station balnéaire, ce sont les maisons préfabriquées qui ont payé le plus lourd tribut à Irma. Les bourrasques de près de 200km/h ont arraché des pans complets de ces bâtisses très populaires et prisées des retraités comme lieux de villégiature.

Visite de Macron et de Willem-Alexander
Mais c'est dans les Caraïbes que l'ouragan Irma, le plus puissant ouragan jamais mesuré dans l'Atlantique, a été le plus destructeur. Le président français Emmanuel Macron et le roi des Pays-Bas se sont rendus hier dans les îles antillaises dévastées par Irma, pour constater l'ampleur « inédite » des dégâts et tenter d'apaiser la colère des habitants face à l'organisation des secours. M. Macron s'est notamment rendu sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, les plus affectées.
À Saint-Martin, cinq jours après le passage de l'ouragan, l'île franco-néerlandaise vit encore dans la psychose des pillages, et l'entourage du président français ne s'attendait « pas à un accueil très chaleureux », alors qu'Irma a fait au moins 11 morts et plusieurs disparus dans les îles françaises, ainsi que quatre dans la partie néerlandaise, selon le dernier bilan. « On est restés quatre, cinq jours sans aide, à se défendre seuls contre des gens armés », a rapporté un propriétaire de restaurant rapatrié lundi en métropole. « La gestion de l'État français ? Je suis vraiment désolé, mais zéro ! On n'a pas du tout été soutenus », a-t-il estimé. Face à cette situation, de nombreux habitants envisagent de quitter une île sinistrée, où l'avenir paraît bien incertain.
Le roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, devait se rendre, lui, sur les îles de Saba et de Sint-Eustatius, après avoir passé la nuit dans la partie néerlandaise de Saint-Martin. Accompagné du ministre néerlandais de l'Intérieur, Ronald Plasterk, il a rencontré des habitants et pu observer le déploiement de l'aide humanitaire. « Depuis l'avion, déjà, j'ai vu des choses que je n'avais encore jamais vues auparavant. J'avais vu la guerre et d'autres catastrophes naturelles, mais jamais rien de tel. Tout est dévasté », a-t-il déclaré.
Source : AFP

L'ampleur des dégâts causés par l'ouragan Irma commençait seulement à émerger, hier, dans l'archipel des Keys, en Floride, où la quasi-totalité des habitations sont détruites ou endommagées. « En gros, toutes les maisons dans les Keys ont été impactées d'une façon ou d'une autre », a indiqué le chef de l'Agence américaine des situations d'urgence (FEMA), Brock Long, citant une estimation selon laquelle « 25 % des maisons dans les Keys ont été détruites et 60 % ont été endommagées ».Ce chapelet d'îles, souvent très étroites et n'émergeant qu'à peine de quelques mètres de l'eau, a été frappé dimanche matin avec toute la violence d'un ouragan de catégorie 4, par des vents de 215 km/h qui ont provoqué une hausse brutale du niveau de la mer. Rétrogradé en simple dépression tropicale, Irma a fait...
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