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France: ils transportaient la drogue dans des "torpilles"

Le procédé était ingénieux, l'organisation minutieuse: jeudi s'est ouvert près de Paris le procès d'un réseau de trafiquants de drogue soupçonnés d'avoir convoyé des Antilles jusqu'en France métropolitaine d'importantes cargaisons de cocaïne par le biais de "torpilles" arrimées sous la coque de porte-containers.

Des mois d'enquêtes policières ont permis de mettre au jour cette équipe très organisée. A sa tête, deux hommes: l'un, 32 ans, s'occupait des importations de résine de cannabis en provenance du Maroc tandis que l'autre, âgé de 39 ans, assurait l'approvisionnement en cocaïne depuis les Antilles françaises.

L'équipe disposait d'importants moyens: faux passeports, téléphones cryptés, véhicules immatriculés par des prête-noms, box et appartements loués dans Paris. Deux membres iront même jusqu'à prendre des cours de pilotage d'hélicoptère, une formation à 80.000 euros réglée en espèces.

La bande a notamment mis en place un système de transport de cocaïne transatlantique par le biais de "torpilles" fixées à des cargos effectuant la traversée.
Les policiers ont eu vent d'une première opération de ce type en avril 2014. Une écoute leur révèle qu'une opération est en préparation à Dunkerque, port du nord de la France, pour décrocher une "torpille".

Des plongeurs aguerris sont recrutés au prix fort par les trafiquants pour récupérer, à l'aide d'un propulseur sous-marin, la marchandise fixée sous le cargo.
Une surveillance est mise en place mais elle est repérée et les policiers ne peuvent intervenir.
En novembre 2014, la police repère à nouveau l'équipe de plongeurs, en voyage cette fois en Guadeloupe, île française des Antilles. Les enquêteurs identifient rapidement un porte-container en route vers l'Espagne sur lequel ils soupçonnent qu'une torpille a été fixée.
Le cargo est dérouté vers Toulon, au sud de la France, et les policiers découvrent un filet accroché à la coque contenant sept kilos de cocaïne. Déchiré, il s'était vidé de la majeure partie de son contenu.

La véritable saisie interviendra plus tard, en mars 2015 à Dunkerque, au sec cette fois-ci, dans des colis entreposés dans les containers. 120 kilos sont interceptés. Un laboratoire déterminera qu'il s'agit d'un produit similaire à celui saisi à Toulon.

Outre les deux têtes présumées du réseau, onze autres prévenus sont à la barre. Quatre sont en détention provisoires, les neuf autres comparaissent libres. Tous ont jusqu'ici gardé le silence. Six membres du réseau présumé sont toujours en fuite.
Le procès doit durer un mois.

Le procédé était ingénieux, l'organisation minutieuse: jeudi s'est ouvert près de Paris le procès d'un réseau de trafiquants de drogue soupçonnés d'avoir convoyé des Antilles jusqu'en France métropolitaine d'importantes cargaisons de cocaïne par le biais de "torpilles" arrimées sous la coque de porte-containers.
Des mois d'enquêtes policières ont permis de mettre au jour cette équipe très organisée. A sa tête, deux hommes: l'un, 32 ans, s'occupait des importations de résine de cannabis en provenance du Maroc tandis que l'autre, âgé de 39 ans, assurait l'approvisionnement en cocaïne depuis les Antilles françaises.
L'équipe disposait d'importants moyens: faux passeports, téléphones cryptés, véhicules immatriculés par des prête-noms, box et appartements loués dans Paris. Deux membres iront même jusqu'à...