Nawaf Moussaoui, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, a estimé hier que les déclarations récentes du Premier ministre Saad Hariri ne représentent pas les positions du gouvernement, affirmant qu'elles enfreignent l'esprit de la Constitution.
Lors d'une cérémonie à Hanine (Sud), M. Moussaoui a lancé ses attaques contre les déclarations faites à Paris par le Premier ministre, notamment au sujet des conditions du retour des déplacés syriens et de la position à prendre vis-à-vis du régime syrien. « M. Hariri sait que le Conseil des ministres n'a pas discuté du dossier relatif aux conditions de retour des déplacés et n'a pas pris des décisions en ce sens, comme il n'a pas débattu de sa position à l'égard du régime syrien », a martelé le député du Hezbollah, estimant qu'en conséquence, « les prises de position du chef du gouvernement sont personnelles et n'expriment pas celles du gouvernement, mais plutôt les siennes propres ainsi que celles de son parti et de son courant ».
« Nous avons le droit, en tant que députés, de considérer que le Premier ministre a violé la Constitution parce qu'il a fait part de son opinion plutôt que de celle du gouvernement, alors que la Constitution stipule qu'il doit faire état de la politique générale du Conseil des ministres et non de ses avis personnels », a encore insisté M. Moussaoui.
« Le régime syrien allié et résistant est légitime », a-t-il poursuivi, soulignant que « les relations bilatérales sont privilégiées, comme l'édicte l'accord de Taëf ». « Par contre, le régime saoudien ne tire sa légitimité ni du peuple ni de la Constitution », a-t-il lancé au passage, avant de condamner les « crimes que le royaume wahhabite continue de perpétrer contre le Yémen ».
Sur un tout autre plan, M. Moussaoui s'en est pris au mouvement du 14 Mars qu'il a accusé « de n'avoir pas considéré, ces dernières années, le jurd de la Békaa comme étant envahi, se félicitant de la présence des forces syriennes de la révolution ». Au sujet des événements de Ersal d'une part et de Qaa et Ras Baalbeck d'autre part, le député du Hezbollah s'est demandé pourquoi « on n'a pas entendu des voix contre la sortie de ceux qui ont tué Pierre Machaalani, Noureddine Jamal et d'autres soldats », en allusion aux combattants d'Ahrar el-Cham qui ont pu partir vers Idleb, alors que « des voix se sont insurgées contre la sortie des éléments de Daech » en direction de Deir ez-Zor.
Liban - Hezbollah
Pour Nawaf Moussaoui, Hariri « ne représente pas le gouvernement »
OLJ / le 05 septembre 2017 à 00h00


Sans vouloir lui faire de la peine: 1- le parti de cet hurluberlu est anticonstitutionnel de par son existence en raison de son idéologie. 2- Que cela lui plaise ou non Hariri représente plus de 60% du peuple Libanais prouvé dans deux élections législatives consécutives. 3- Que vient faire ici le royaume wahhabite qu'il mélange a toutes les sauces? 4- Le 14 Mars a toujours considéré le Liban envahi par tout étranger qui qu'il soit. Lui considère-t-il que la Syrie fut un envahisseur? Le Shoukram Souria n'est pas en leur faveur. 5- Ahrar el Cham ont Libéré les soldats Libanais vivants pas l'EI!
10 h 32, le 05 septembre 2017