Kimi Raïkkonen (Ferrari) devant Valtteri Bottas (Mercedes), lors du GP de Belgique, sur le circuit de Spa-Francorchamps, dimanche dernier. Qui des deux écuries l’emportera au final et sera sacrée championne du monde ? Côté pilotes, le roi sera-t-il Lewis Hamilton (Mercedes) ou Sebastian Vettel (Ferrari) ? Verra-t-on un doublé pilotes/constructeurs ou un panachage ? Espérons que ce duel serré, qui tient en haleine les aficionados de la F1, persistera jusqu’au bout de la saison, sur le circuit de Yas Marina à Abou Dhabi (ultime GP de 2017), pour une finale en apothéose. Emmanuel Dunand/AFP
« Désormais, il n'y a plus aucun Grand Prix dont nous devons avoir peur » : 2e du GP de Belgique, dimanche dernier, dans les basques de Lewis Hamilton, Sebastian Vettel s'affiche très confiant pour la fin de saison de Ferrari. Mais lesquels des huit derniers Grands Prix devraient favoriser la Scuderia ou, au contraire, Mercedes ? « J'imagine que ça sera très serré dans les prochaines courses, abonde Hamilton. Particulièrement dans des endroits comme Singapour, où les appuis aérodynamiques sont importants et où Ferrari fait preuve d'un très bon rythme. »
Victorieuse à Melbourne et Monaco, la Scuderia a l'avantage sur les circuits urbains, comme celui de Marina Bay. Vettel s'y est imposé à quatre reprises, contre deux pour Hamilton. L'issue du GP du Brésil semble plus incertaine. Le circuit d'Interlagos récompense certes la puissance, apanage des Mercedes, dans ses sections rapides et vallonnées, mais l'agilité des Ferrari sera un point fort dans ses tronçons tortueux, comme en Hongrie. « Nous avons la meilleure voiture », estime désormais Vettel. Force est de reconnaître que la Ferrari brille par sa fiabilité et sa constance, hormis des problèmes de pneumatiques à Silverstone.
La F1 reprend dès ce week-end en Italie, à Monza, tracé le plus rapide de la saison. Les étapes de Silverstone et de Spa-Francorchamps ont confirmé que les Flèches d'argent ont l'avantage de la puissance, mais Vettel a longtemps inquiété Hamilton en Belgique. « Ferrari a été très forte (à Spa-Francorchamps). Il faudra s'attendre à exactement la même chose de leur part à domicile », prévient Toto Wolff, le patron de Mercedes. D'ailleurs, Sebastian Vettel a dit viser la victoire sur les terres de la Scuderia, après une 3e place en 2016 et une 2e en 2015.
Avec ses longues lignes droites et ses courbes rapides, le circuit malaisien de Sepang, qui accueille son dernier Grand Prix cette année, convient parfaitement sur le papier aux Flèches d'argent. Mais si Hamilton y a décroché la pole position chaque année depuis 2014, il ne s'est imposé ni en 2015 (victoire de Vettel grâce à une stratégie audacieuse) ni en 2016 (abandon sur casse moteur et victoire de Daniel Ricciardo). Mercedes a également subi les caprices de ses pneumatiques à plusieurs reprises cette saisonr et l'on est en droit de se demander comment ils réagiront à l'humidité ambiante.
Pas le droit à l'erreur
Le circuit des Amériques ne devrait pas poser trop de problèmes à Hamilton. En cinq éditions du GP des États-Unis, à Austin au Texas, Hamilton s'est imposé à quatre reprises (2012, 2014, 2015 et 2016). Vettel, avec Red Bull à l'époque, a pris la victoire restante. Et depuis le retour du GP du Mexique, sur l'Autodrome des frères Rodriguez en 2015, Mercedes l'a à chaque fois remporté, avec Nico Rosberg puis Lewis Hamilton. Sa partie rapide, avec de longues lignes droites, devrait faire encore une fois les affaires des Flèches d'argent, même si les Ferrari auront pour elles les dernières courbes plus sinueuses.
Toto Wolff le sait, son équipe n'a plus le droit de passer à côté. « Nous devons continuer à pousser, à rendre la voiture plus performante et faire en sorte de donner le maximum de notre potentiel à chaque course », martèle-t-il. Un ton en dessous, en début de saison, Red Bull a gagné en performances au fil des courses. « Ils peuvent devenir une menace », a ainsi admis Wolff. Et pourquoi pas à Suzuka, au Japon, où la météo aléatoire permet souvent de tenter des coups de poker.
Difficile de se prononcer sur l'issue de l'ultime Grand Prix de la saison, sur le circuit de Yas Marina, à Abou Dhabi. Tout dépendra de l'état des forces dans la course aux titres mondiaux (pilotes et constructeurs), avant que les lumières ne s'éteignent pour la dernière fois en 2017.
Raphaëlle PELTIER/AFP


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