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Liban

Bassil lance l’émission de passeports biométriques diplomatiques

Le ministre des AE affirme qu'il n'a jamais « donné de passeport diplomatique ou spécial pour rendre un quelconque service politique ».

Lors du lancement de l’émission des passeports biométriques diplomatiques et spéciaux. Photo ANI

Le ministre des Affaires étrangères et des Émigrés, Gebran Bassil, a célébré hier le lancement de l'émission des passeports biométriques diplomatiques et spéciaux, et l'inauguration des nouveaux bureaux de la section des étrangers au ministère. La cérémonie s'est déroulée en présence du secrétaire général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim.

 

Impossible à falsifier
Fruit d'une collaboration entre le ministère des Affaires étrangères et la direction générale de la Sûreté générale, ce passeport biométrique « mettra le Liban au rang des pays développés », a soutenu le général Ibrahim pour l'occasion. « Nous avons lancé ce passeport après la décision de certains États d'interdire l'entrée sur leur territoire de porteurs de passeports non biométriques », a-t-il expliqué. Et d'ajouter que le passeport biométrique libanais est « impossible à falsifier ». Il jouit de « critères sécuritaires très précis » et permet au citoyen libanais de « se rendre dans tous les pays du monde ».

Pour sa part, le ministre Bassil a salué la « réalisation conjointe » du ministère de l'Intérieur et de la Sûreté générale « qui profite » au ministère des Affaires étrangères et des Émigrés. « Cette coopération fructueuse entre les trois parties nous a poussés à étudier les moyens de faciliter encore plus les formalités administratives des citoyens, a-t-il dit. Chose qui se concrétise aujourd'hui, par le lancement de cette étape au ministère des Affaires étrangères. » Gebran Bassil a de plus promis que les ambassades libanaises à l'étranger auront bientôt la possibilité d'émettre des passeports biométriques. « Nous assurons actuellement ce service aux Libanais de l'étranger par courrier express », a-t-il observé, assurant que les personnes qui en bénéficient sont en augmentation constante. « Ils reçoivent leurs passeports à une vitesse record », a-t-il souligné. Le ministre a toutefois reconnu qu'il reste « beaucoup à faire » pour que les Libanais de l'étranger, où qu'ils se trouvent, profitent au mieux des services du ministère des Affaires étrangères. C'est dans le cadre de cette amélioration que se situe le passeport biométrique, « qui apportera davantage de protection aux Libanais », a-t-il noté.

La cérémonie a également été marquée par une réflexion du ministre des Affaires étrangères concernant le passeport biométrique diplomatique ou spécial : « Depuis que j'ai pris mes fonctions, je n'ai jamais donné de passeport diplomatique ou spécial pour rendre un quelconque service politique », a-t-il affirmé, soulignant que « ce passeport n'est pas à brader ». Il a dénoncé à cet effet les anciennes pratiques d'usage, qui faisait que les citoyens étaient divisés en deux parties, ceux en possession d'un passeport normal et les autres qui détenaient un passeport spécial, juste parce qu'ils étaient proches du ministre.

Gebran Bassil n'a pas manqué d'annoncer davantage de projets, notamment sa volonté de faire appliquer le principe de la réciprocité avec les autres pays, en commençant par l'accueil des délégations étrangères au salon d'honneur de l'aéroport de Beyrouth.

 

La Ligue maronite pour un retour des réfugiés
Dans la journée, le ministre des Affaires étrangères a donné une réception en l'honneur de la prise de fonctions du nouveau secrétaire général du ministère, l'ambassadeur Hani Chmaytelli. Et ce, en présence d'un parterre de personnalités diplomatiques et administratives et de hauts fonctionnaires. M. Bassil a mis en exergue les compétences du nouveau secrétaire général, tout en défendant « le renouvellement du corps diplomatique » et « les nominations qui se sont faites dans le respect des normes confessionnelles », qui ont « corrigé une situation injuste ». Il l'a de plus invité à mener à bien sa mission et « à démettre de ses fonctions tout diplomate qui enfreindrait les règles ».

Sur un autre plan, Gebran Bassil a reçu une délégation de la Ligue maronite, présidée par l'avocat Antoine Klimos. La rencontre a porté sur la bataille menée par l'armée libanaise, dans les jurds du Qaa et de Ras Baalbeck, afin de nettoyer la frontière syro-libanaise des terroristes jihadistes. Les deux parties ont également évoqué le dossier des réfugiés syriens et les défis liés à leur présence au Liban. « Le retour partiel des réfugiés, qui s'est déjà déroulé, est le signe que le retour est sûr relativement, ou dans l'absolu. Nous ne pouvons attendre que la guerre se termine en Syrie pour que les réfugiés rentrent chez eux », a martelé Me Klimos, ajoutant que « certaines familles de combattants sont bien retournées dans des régions contrôlées par le régime syrien ».

 

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Le ministre des Affaires étrangères et des Émigrés, Gebran Bassil, a célébré hier le lancement de l'émission des passeports biométriques diplomatiques et spéciaux, et l'inauguration des nouveaux bureaux de la section des étrangers au ministère. La cérémonie s'est déroulée en présence du secrétaire général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim.
 
Impossible à falsifierFruit d'une collaboration entre le ministère des Affaires étrangères et la direction générale de la Sûreté générale, ce passeport biométrique « mettra le Liban au rang des pays développés », a soutenu le général Ibrahim pour l'occasion. « Nous avons lancé ce passeport après la décision de certains États d'interdire l'entrée sur leur territoire de porteurs de passeports non biométriques », a-t-il expliqué....
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