Il y a un an et quatre mois, le verdict des médecins tombait comme un couperet : tu étais atteint d'un mal incurable.
Lorsque la faucheuse déployant ses ailes noires tournoyait au-dessus de toi attendant son heure pour t'arracher aux tiens, tu l'as bravée debout, avec pour seules armes les attributs des grands hommes.
Tu dialoguais avec elle, d'égal à égal avec fermeté, soucieux des moindres détails.
Tu voulais tout connaître de ta maladie, participant avec lucidité à toutes les décisions concernant les modalités thérapeutiques de ton état. Tout cela sans te départir de ton humilité qui faisait toute ta force.
Aucune révolte de ta part, ni de soumission non plus, mais une acceptation consentie avec toi-même.
Tu demandais parfois à cette camarde de te laisser suffisamment de temps pour résoudre les problèmes de tes clients restés en suspens ou du moins donner les instructions nécessaires à tes collaborateurs pour y parvenir.
Toutes ces personnes s'étaient adressées à toi non seulement pour ton exceptionnelle compétence professionnelle, mais aussi pour ton honnêteté sans faille.
Qualité exemplaire, hélas très rare de nos temps.
Tu exprimais souvent à cette fossoyeuse ton désir de retarder un tant soit peu son passage pour profiter encore quelque temps de ceux que tu aimais.
Ta famille, tes amis se désaltéraient de ton sourire, de ta bonhomie et de ta bonté qui émanaient de ton visage comme d'une source d'eau limpide.
Tous ceux présents à l'église pleuraient leur âme sur ton départ, s'affligeant surtout de la perte d'une personne empanachée d'humilité, d'honnêteté et de bonté ; qualités des grands hommes.
Agenda - Hommage À Fady Gebran
L’humble, le juste, le bon. Toi Fadi, mon ami
OLJ / Par Khalil KHARRAT, le 19 août 2017 à 00h00


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