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Moyen Orient et Monde - Crise Du Golfe

Bahreïn accuse le Qatar d’avoir voulu renverser le régime

Cette photo, diffusée hier par l’agence de presse koweïtienne KUNA, montre l’émir du Koweït, le cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah (à droite), s’entretenant avec le ministre qatari des Affaires étrangères, le cheikh Mohammad ben Abdelrahmane al-Thani (à gauche), à Koweït City. Le Koweït joue le rôle de médiateur dans la résolution de la crise du Golfe. KUNA/Handout/AFP

La télévision d'État à Bahreïn a accusé hier le Qatar d'avoir cherché à renverser le régime à Manama, qui a donné du crédit à ces accusations en annonçant plus tard l'ouverture d'une enquête. Bahreïn fait partie – avec l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Égypte – des pays qui ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, en l'accusant d'entretenir des liens avec des groupes extrémistes et de se rapprocher de l'Iran. Doha a rejeté en bloc ces accusations et une crise diplomatique se poursuit depuis plus de deux mois dans le Golfe.
La chaîne de télévision d'État de Bahreïn a diffusé, hier après-midi, une émission spéciale au cours de laquelle le Qatar est accusé d'être derrière des manifestations appelant à un gouvernement élu à Bahreïn, petit royaume majoritairement chiite dirigé par une dynastie sunnite et qui est secoué par des troubles depuis six ans. La chaîne publique bahreïnie a affirmé qu'en 2011, le Premier ministre de l'époque au Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani, avait contacté le chef de l'opposition bahreïnie, Ali Salmane (aujourd'hui en prison), pour lui demander de s'assurer que les manifestants à Bahreïn restent dans les rues afin de maintenir la pression sur le régime. Plus tard, le gouvernement de Bahreïn a annoncé que le procureur général avait ouvert une enquête sur des appels téléphoniques entre l'ex-Premier ministre du Qatar et Ali Salmane en vue de « porter atteinte aux intérêts » et à « la stabilité » du royaume.
Le mouvement de Ali Salmane, al-Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite à Bahreïn, a été dissous en 2016 sur ordre de la justice après avoir été accusé de « favoriser le terrorisme ». Le cheikh Salmane est incarcéré depuis 2014. Jusqu'ici, le pouvoir à Bahreïn accusait l'Iran chiite de fomenter des troubles dans le royaume.
Cette semaine, dans un rapport annuel sur la liberté religieuse, le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, a accusé Bahreïn et l'Arabie saoudite de discriminations. Hier, le ministère des Affaires étrangères à Bahreïn a qualifié les remarques de M. Tillerson « d'inappropriées », ajoutant qu'elles reflètent « un profond manque de connaissance ». Bahreïn, proche allié de Washington, abrite le siège de la Ve Flotte des États-Unis.
Source : AFP

La télévision d'État à Bahreïn a accusé hier le Qatar d'avoir cherché à renverser le régime à Manama, qui a donné du crédit à ces accusations en annonçant plus tard l'ouverture d'une enquête. Bahreïn fait partie – avec l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Égypte – des pays qui ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, en l'accusant d'entretenir des liens avec des groupes extrémistes et de se rapprocher de l'Iran. Doha a rejeté en bloc ces accusations et une crise diplomatique se poursuit depuis plus de deux mois dans le Golfe.La chaîne de télévision d'État de Bahreïn a diffusé, hier après-midi, une émission spéciale au cours de laquelle le Qatar est accusé d'être derrière des manifestations appelant à un gouvernement élu à Bahreïn, petit royaume majoritairement...
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