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Liban

Ils ont dit... sur une éventuelle visite de ministres en Syrie

- Le cheikh Abdel Amir Kabalan, président du Conseil supérieur chiite, dans une déclaration : « Le Liban et la Syrie sont deux pays frères. Ils sont et ont toujours été des jumeaux, liés par la même naissance, les mêmes objectifs et le même destin. Leurs peuples sont frères, parents et associés dans leur destin. Toute relation qui va à l'encontre de cette réalité n'est qu'arrogance et contrevérité. L'intérêt national supérieur du Liban nécessite que les relations soient solides, fondées sur la coordination et la coopération à différents niveaux, pour le bien commun des deux peuples et des deux États. Le Liban et la Syrie font face à un ennemi commun incarné par les terroristes sionisto-takfiristes. La Syrie a toujours constitué un appui réel pour le Liban en vue de la libération de son territoire de l'occupation israélienne. Les deux armées libanaise et syrienne se sont soudées dans les batailles de défense du Liban et de la Syrie, jusqu'à ce que la Syrie soit le partenaire du Liban dans ses victoires face au terrorisme sioniste. La libération du jurd de Ersal et la déroute des gangs takfiristes ont eu lieu grâce à la coordination entre la résistance et les deux armées libanaise et syrienne. La libération du jurd de Qaa et Ras Baalbeck de cette saleté d'État islamique nécessite le plus haut degré de coordination entre les armées syrienne et libanaise. La résolution de la question des déplacés syriens nécessite la coordination entre les deux gouvernements libanais et syrien pour assurer un retour sûr des déplacés et ôter ce fardeau au Liban. »

- Le Parti national libéral, à l'issue de sa réunion hebdomadaire à Sodeco sous la présidence du député Dory Chamoun : « Il semble que l'objectif de l'axe syro-iranien à cette étape soit d'amarrer de nouveau le Liban au régime de Damas, sans aucune considération pour les répercussions de ce geste sur le plan arabe et international. D'où la répétition de tentatives de la part de cet axe de pousser tantôt à une coordination avec le régime syrien sur la question des déplacés, tantôt à la visite de certains ministres dans la capitale syrienne, et tantôt à la coordination entre l'armée et le régime pour lutter contre les organisations terroristes. Aussi, appelons-nous à la distanciation, pour ne pas s'impliquer dans les conflits régionaux, fondement même du gouvernement actuel. La Syrie est actuellement divisée en plusieurs pôles d'influence et l'intérêt supérieur du Liban est de respecter le consensus arabe et international. De plus, l'armée libanaise est capable de libérer seule le territoire libanais occupé par les terroristes de l'État islamique. C'est à elle que revient la prérogative de fixer l'heure H de la bataille. (...) Nous appelons toutes les parties à laisser l'armée remplir sa mission sans parasitage et sans ingérence dans ses affaires, quel que soit l'aspect de cette ingérence (...). »

- Ammar Houri, député de Beyrouth (bloc du Futur), dans un entretien à la Voix du Liban, 93.3 : « La coordination sécuritaire avec la Syrie existe depuis un certain temps. Le discours d'investiture et la déclaration ministérielle ont instauré des garde-fous à la coordination politique dans le cadre de la politique de distanciation. Toute démarche créerait une commotion et des tensions qui ne feront que compliquer la situation. L'obstination de certains ministres à effectuer une visite en Syrie et à soulever le problème en Conseil des ministres constitue une atteinte au consensus national qui sape la stabilité intérieure. »

- Moustapha Allouche, ancien député (courant du Futur), dans un entretien à l'agence al-Markaziya : « Je soutiens les positions exprimées par le président des Forces libanaises, Samir Geagea, concernant son opposition aux visites que certains ministres souhaitent effectuer en Syrie. Nous tentons, avec les FL, de préserver la stabilité au sein du gouvernement pour assurer un minimum de sécurité administrative au sein du pays. Ces visites auront des répercussions énormes sur les alliances du Liban aux deux niveaux régional et international. »

- Alain Aoun, député de Baabda (bloc du Changement et de la Réforme), au cours d'un entretien télévisé : « Les relations libano-syriennes sont l'un des points de conflit entre les Libanais. Il existe un minimum vital relationnel qu'il faut reconnaître pour empêcher que la question ne se transforme en polémique. Les positions des Forces libanaises vont crescendo, à l'heure où nous tentons de nous dédier aux affaires quotidiennes et de préserver la stabilité sur base des réalités libanaises. »

- Le cheikh Abdel Amir Kabalan, président du Conseil supérieur chiite, dans une déclaration : « Le Liban et la Syrie sont deux pays frères. Ils sont et ont toujours été des jumeaux, liés par la même naissance, les mêmes objectifs et le même destin. Leurs peuples sont frères, parents et associés dans leur destin. Toute relation qui va à l'encontre de cette réalité n'est qu'arrogance et contrevérité. L'intérêt national supérieur du Liban nécessite que les relations soient solides, fondées sur la coordination et la coopération à différents niveaux, pour le bien commun des deux peuples et des deux États. Le Liban et la Syrie font face à un ennemi commun incarné par les terroristes sionisto-takfiristes. La Syrie a toujours constitué un appui réel pour le Liban en vue de la libération de son territoire de...
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Les 2 ministres qui envisagent de se rendre à Damas à l'invitation du régime Assad n'ont pas reçu l'accord du gouvernement, par conséquent une telle visite si elle a lieu, ne peut en aucin cas être considérée comme officielle et restera de nature purement privée. Pour cela les ministres en question n'auront pas le droit de s'exprimer au nom de l'état ou du gouvernement libanais sans aucune exception.

Tony BASSILA

11 h 34, le 12 août 2017

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  • Les 2 ministres qui envisagent de se rendre à Damas à l'invitation du régime Assad n'ont pas reçu l'accord du gouvernement, par conséquent une telle visite si elle a lieu, ne peut en aucin cas être considérée comme officielle et restera de nature purement privée. Pour cela les ministres en question n'auront pas le droit de s'exprimer au nom de l'état ou du gouvernement libanais sans aucune exception.

    Tony BASSILA

    11 h 34, le 12 août 2017

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