La pression s'accentuait hier sur le Venezuela, l'ONU dénonçant « un usage excessif de la force » lors des manifestations anti-Maduro. Selon le haut-commissaire aux Droits de l'homme, Zeid Raad al-Hussein, « plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture ». En outre, Caracas s'expose à une nouvelle condamnation internationale, cette fois des ministres des Affaires étrangères et représentants de 17 pays d'Amérique latine – dont le Brésil, l'Argentine et le Mexique –
et du Canada, réunis à Lima. Samedi dernier, le Venezuela a été suspendu du Mercosur (le marché commun sud-américain) et, lundi, le président colombien a brandi la menace d'une rupture diplomatique.
Sourd à ces mises en garde, le gouvernement poursuit sa reprise en main des institutions. Pour contourner le Parlement, à majorité d'opposition, il a installé une Assemblée constituante, dotée du pouvoir de dissoudre le Parlement et de réécrire la Constitution. La Constituante a déjà commencé le ménage parmi les voix critiques, destituant la procureure générale Luisa Ortega pour la remplacer par un fidèle du pouvoir. Sa prochaine action pourrait être de priver d'immunité parlementaire certains députés d'opposition pour les envoyer en prison. La Cour suprême, elle, a déjà condamné à 15 mois de prison Ramon Muchacho, maire du district de Chacao, un bastion de l'opposition dans l'est de Caracas. Aujourd'hui, elle jugera un autre maire du camp adverse, David Smolansky.
Hier, le département d'État américain a rejeté la Constituante comme « le produit illégitime d'une procédure irrégulière conçue par un dictateur ». De son côté, l'opposition a affiché sa détermination à poursuivre la contestation, appelant à de nouveaux blocages de routes. Dans ce climat tendu, le gouvernement et le haut commandement militaire affichent leur unité, cruciale dans ce pays où l'armée est une pièce centrale de l'échiquier politique.
Enfin, sur un plan plus anecdotique, le président Maduro a reçu le soutien de l'ancienne star du football argentin Diego Maradona, qui s'est offert hier comme « soldat » à la révolution bolivarienne.
Source : AFP


Comment les dictatures cubaines et algeriennes se maintiennent elles au pouvoir pendant 60 ans?en donnant a l armee le monopole des imports exports...et le VENEZUELA a bien copie ce modele...l armee ne bougera pas ..seul un embargo sur le petrole peut chasser la mafia au pouvoir de cette narco dictature .
08 h 34, le 09 août 2017