X

Culture

Neuf tubes à mettre dans sa playlist estivale

Sélection
OLJ
05/08/2017

Quatre consonnes et une voyelle pour un tube mondial : « Despacito » de Luis Fonsi est entré, que ça nous plaise ou pas, dans l'histoire de la musique. Heureusement qu'il reste d'autre tubes prêts à s'y frotter, en cet été 2017. Voici le top 9 de la rédaction, entre électro hybride, pop ou oriental.

 

« Despacito » / Luis Fonsi, ft. Daddy Yankee

 

 

 

Elle est déclinée en toutes les langues et en tous lieux. Et elle pourrait être celle qui détrônera la vidéo la plus vue sur YouTube jusqu'à présent, à savoir Gangnam Style. Sortie sur le site de partage de vidéos le 12 janvier 2017, Despacito, la chanson du Portoricain Luis Fonsi et de Daddy Yankee – lequel a popularisé en 2 000 le reggaeton, style musical mêlant rythmes latins et hip-hop –, a passé le cap des à 2,5 milliards de vues en moins que 6 mois, alors que Gangnam Style a mis 5 ans et See You Again 2 ans et demi pour atteindre les sommets de YouTube. La recette du succès : un refrain gorgé de soleil, d'amour et de rythme à la manière de l'ancienne Lambada. Un décor de rêve, aussi, pour le clip, sans oublier Zuleyka Rivera, une ancienne miss portoricaine et Miss Univers 2006 dont le déhanché laisse songeur.
Despacito se chante surtout avec le corps, puisqu'il suffit de se mettre à danser en étirant les o à la fin de chaque paragraphe. Attention, donc, quand la chanson passe alors que vous êtes au volant... Un tube à savourer pacito pacito (lentement ou doucement) et poquito poquito (à petites doses) tout l'été.
C.K.

 

« Feels » / Calvin Harris (feat Pharrell Williams, Katy Perry & Big Sean)

 

 

 

Il y a 10 ans exactement, Calvin Harris sortait I Created Disco, l'album qui allait lancer définitivement une carrière qui stagnait jusque-là. Les tubes Acceptable in the 80's et The Girls atteignent les sommets des charts et lui attirent l'attention de ses collègues, dont Kylie Minogue ou Dizzee Rascal. Les succès vont s'enchaîner, faisant de lui une star incontestée de la musique électronique, aussi bien en tant que compositeur, producteur ou DJ. Trois années de suite, il est l'artiste le plus payé au monde, cumulant les millions comme les footballeurs. N'arrivant pas à signer au PSG, il continue de sortir des morceaux et nous propose un extrait de son album Funk Waves Vol1, intitulé Feels. Pour être sûr de pouvoir payer ses impôts à la fin de l'année, il s'est offert les services des rois des collaborations, Pharrell Williams, Katy Perry et Big Sean. Le tout est léger, dansant, typique de son style, efficace.
O.G.D.

 

« Subeme la radio » / Enrique Iglesias

 

 

 

L'été est synonyme de plages de sable, de danse et de chaleur. Il est vrai qu'il n'y a que les Latinos qui arrivent à exprimer cette ambiance estivale avec leurs chansons qui regorgent de rayons de soleil. Outre Despacito qui est sur toutes les ondes et qui fait danser le monde entier, le troisième enfant de Julio Iglesias n'est pas en reste. Enrique, connu auparavant sous le nom d'Enrique Martinez – parce qu'il ne voulait pas que son père soit au courant de ses projets dans la chanson et qu'il ne voulait pas lancer sa carrière en tant que fils à Papa – fera des études aux États Unis et verra son étoile briller très vite.
Dans ce dernier titre Subeme la radio (Monte le son de la radio), le jeune Hispanique invite le duo portoricain Zion et Lennox, ainsi que le chanteur cubain Descemer Bueno, à le rejoindre dans les ruelles de Cuba, sur les toits ou encore au-dessus d'un autobus rouge. La fièvre monte crescendo et la population en grappes colorées suit langoureusement le bel Enrique.
C.K.

 

« Green Light » / Lorde

 

 

 

À seulement 20 ans, Lorde a déjà imposé ses cordes vocales de feu follet qui détonent dans la jungle défrichée de la pop. De cette Néo-Zélandaise, on ne retient que des tubes, Royals et Tennis Court, qui avaient provoqué un beau bordel sur la toile, la lacérant malicieusement avec leurs tempos félins, faussement domestiques et foncièrement fédérateurs. Cet été, la chanteuse récidive et il faudrait d'urgence glisser Green Light dans sa playlist estivale. Le morceau et son clip sont aussi saisissants et insaisissables que le reste du répertoire de Lorde. Comme son titre l'indique, Green Light annonce un feu vert irrévérencieux qui décarcasse les corps dès les premières notes, mais kidnappe les tympans, les jambes et les bras, et force à siffloter sans répit son refrain au rythme haletant, sucré et trouble, moins ingénu que ce qu'il ne suppose. Mais ce qui rend cette chanson (et l'œuvre de Lorde) plus étoffée que celle de la majorité de ses camarades du paysage musical actuel, c'est une écriture déjà parfaitement formée, sophistiquée et subversive, qui peut ainsi faire du souci à d'autres dignes héritières de la pop.

G.K.

 

« Je joue de la musique » / Calogero

 

 

 

Envie de danser ? De chanter ? De fredonner un air qui détend et fait planer ? Branchez-vous sur le dernier tube de Calogero Je joue de la musique. Légère et délicieusement seventies, cette mélodie composée par le chanteur himself et coécrite avec sa compagne Marie Bastide, célèbre le sixième art, un peu dans la lignée du fameux Musique que Michel Berger avait composé pour France Gall. Premier single de son dernier album, il a été enregistré dans les mythiques studios d'Abbey Road à Londres. « Je joue de la musique, je respire musique, je réfléchis musique, je pleure en musique, je fais l'amour en musique... » Bon, évidemment, les paroles sont d'une simplicité absolument basique. Et c'est ce qui les rend parfaitement efficaces. On les retient immédiatement et on les fredonne tout aussi spontanément. Mais c'est surtout ce rythme – mélange d'influence pop 80's, de touche disco et quelques chose qui évoque le registre d'Alain Chamfort – qui vous donne une irrésistible envie de vous déhancher ! Même en voiture entouré de chauffards furibonds ou encore au bureau, devant l'ordinateur... Bref, de la belle variété française, à écouter en boucle. Sans complexes !
Z.Z.

 

« Le figurant » / Sardou

 

 

 

Michel Sardou vient de lancer un single, extrait de son album qu'il annonce être le dernier et qui sortira en octobre 2017. Le figurant ? Michel Sardou, la star de la chanson française, qui affiche 70 ans dont 50 ans de succès ? Michel Sardou le roi de l'Olympia et de Bercy ? Celui dont la notoriété n'est plus à prouver, le détenteur de milliers de récompenses et de titres, et qui sera le 11 août au festival Ehdeniyat ? Serait-il en train de faire un dernier trait d'esprit avant de se retirer de la scène ? De quel figurant s'agit-il exactement ? En fait, de celui qu'il a toujours été dans le domaine du septième art, ce monde auquel il a longtemps rêvé sans jamais avoir réussi à le toucher de près. Dans ce nouveau single qui est du Sardou à l'état pur – mêmes vibrations, même énergie, même velouté dans la voix – tout ce qui le caractérise et dont ses adeptes ont toujours raffolé, il rend hommage aux grands du cinéma, dont certains furent ses amis proches, et espère un jour faire un peu comme eux et ne plus être le figurant.
D.M.

 

« La Tass'al » / Magida

 

 

 

Une mélodie presque « feyrouzienne » dans sa douceur. Toute en teintes estompées pour une complainte d'amour. Magida el-Roumi renoue avec sa voix cristalline en parlant, une fois de plus, d'amour. La tass'al (Ne demande pas) a déjà les faveurs du public et fera les beaux moments de la clôture du Festival de Beiteddine (le 12 août).
Mots tendres, simples, une ritournelle facile et prenante et pas d'éclats violents ou de vocalises haut perchées. Sur un air joyeux de guitare, comme les eaux bleues d'une paisible rade, se déroule cette chansonnette aux allures d'une charmante bluette. Et pourtant, il s'agit là de l'histoire d'une vie et du trésor, jalousement gardé, des jours enfuis.
Entre les paroles, à la fois légères et passionnées, du Dr Souad al-Subah et la musique, fraîche et luisante, de Marwan Khoury, la voix de Magida el-Roumi semble avoir trouvé un bel équilibre, tout au bonheur des auditeurs. Une rengaine sans prétention aucune qui se marie avec la vivacité et l'indolence de l'été.
E.D.

 

« Attention » / Charlie Puth

 

 

 

La gloire est tombée comme l'éclair sur Charlie Puth en 2015 avec See You Again, la chanson phare de « Fast and Furious 7 ». Et voilà le jeune chanteur à la cicatrice barrant le sourcil tombant alignant les tubes pop : Marvin Gaye, One Call Away, We Don't Talk Anymore feat. Selena Gomez...
Puth serait-il le nouveau hitmaker de la pop soul ? Peut-être. Toujours est-il que son Attention attire plus qu'une simple attention. Ce titre, qui escalade les charts comme sa voix grimpe dans les aigus, prend la forme d'un règlement de comptes avec sa petite amie. Sur une mélodie groovy portée par une bass redondante, il l'accuse, le cœur en morceaux mais lucide : « You just want attention, You don't want my heart, Maybe you just hate the thought of me with someone new / Yeah, you just want attention, I knew from the start, You're just making sure I'm never gettin' over you ».
Coécrit par Jacob Kasher (Kylie Minogue, Selena Gomez, One Direction), Attention annonce, semble-t-il, l'arrivée imminente du second album de Charlie Puth. En attendant, il écrit pour ses amis chanteurs comme Jason Derulo et Liam Payn.

M.G.H.

 

« B7ebbo ktir » / Nawal el-Zoghbi

 

 

 

Diva des années 90, Nawal el-Zoghbi a effectué un come-back en force il y a deux ans. Celle qui possède à son actif plus de 14 albums depuis le début de sa carrière en 1988 est réapparue plus jeune, plus blonde, plus lippue, plus capillaire et plus photogénique que jamais. C'est dans l'émission « Studio el-Fan » qu'elle avait été lancée avant de produire son premier opus Wehiaty endak. En 1995, un célèbre imprésario a eu la géniale idée de la réunir avec le chanteur Wael Kfoury. Ils feront ensemble trois chansons dont la plus populaire est Min habibi ana. En 2017, Nawal el-Zoghbi s'intéresse encore et toujours à l'amour. Et chante sur des rythmes bondissants, tambours battants et claviers synthés, tout son attachement à son amoureux. B7ebbo ktir se décline en vidéo clip rose bonbon (réalisé par Jad Choueiri), ou elle fait sa Nancy Ajram ou en version audio jouée à tous les mariages et fêtes de l'été 2017.
M.G.H.

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

À Baabda, un Conseil des ministres sous pressions internes et externes

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants