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Culture - Installations

Oser éros en mode multimédia

L'exposition Purotica sonde l'érotisme, le plaisir et ses interdits.*

L’artiste catalan Pau Marinello s’est penché sur la relation entre technologie et sexualité.

Évoquer des sujets tabous à travers l'art, voici l'un des desseins de « Purotica » qui se tient à la galerie Artspace, Hamra, jusqu'au 9 septembre.

Cette collective est née de la rencontre entre six jeunes artistes de différentes nationalités et de leur volonté commune d'explorer l'érotisme à travers la rencontre inopinée du numérique, de la technologie et de l'art. L'exposition se définit comme une expérience immersive, mobilisant à la fois la vue, le toucher et l'ouïe du visiteur. « Nous ne voulions pas que ça soit une exposition sur la pornographie ou sur la sexualité. C'est une exposition sur ce qui va au-delà de l'érotisme et de ses normes habituelles », explique Noor Haydar, directrice de la galerie et artiste.

L'installation qu'elle signe elle-même, I Can't Put My Finger on it, se penche sur la « distance érotique ». Il s'agit d'une structure en cellophane drapée autour d'un néon rose et dotée d'une main, évoquant un muscle gigantesque tentant d'atteindre un point inatteignable. « Cette œuvre s'intéresse aux fantasmes que nous avons tous et que nous essayons d'atteindre sans le pouvoir totalement. » L'artiste catalan Pau Marinello s'est quant à lui penché sur la relation entre technologie et sexualité. Outre des tableaux inspirés du roman Brave New World, il présente le portrait d'un couple enlacé dont les couleurs ont été inversées et ne se dévoilent qu'à travers l'objectif d'un appareil photo. « Je pense à beaucoup de concepts abstraits quand je peins, comme au concept de l'harmonie pour ce tableau », explique-t-il. Parmi les œuvres présentées, l'installation auditive du grec Orestis Zafeiriou est également interactive. Casque audio sur les oreilles, le visiteur est invité à toucher des capteurs sensoriels activant des enregistrements au contenu équivoque. L'exposition donne à voir également plusieurs collages de Maria Kassab, une œuvre cinématographique de Dana Farran évoquant « l'extase de la nature » ainsi que le travail d'Ameera Kawash sur « l'érotisme de la géométrie ». Chacun à sa manière, ces artistes réinventent l'érotisme. Et nous invitent à le redécouvrir.

 

Artspace Gallery
Hamra, 6e étage, imm. Costa Café
Tél. : 01/736 516
Jusqu'au 9 septembre.


Évoquer des sujets tabous à travers l'art, voici l'un des desseins de « Purotica » qui se tient à la galerie Artspace, Hamra, jusqu'au 9 septembre.
Cette collective est née de la rencontre entre six jeunes artistes de différentes nationalités et de leur volonté commune d'explorer l'érotisme à travers la rencontre inopinée du numérique, de la technologie et de l'art. L'exposition...

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