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Moyen Orient et Monde

Combats meurtriers entre les forces kurdes et des rebelles à Aïn Daqna

Syrie

Armes chimiques : l'UE allonge la liste des sanctions contre Damas et ses soutiens.

OLJ
19/07/2017

Quinze rebelles ont été tués dans des combats avec des forces kurdes, qui se poursuivaient hier dans une zone du nord de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les combats ont éclaté lundi autour du village de Aïn Daqna, contrôlé par les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, mais que des factions rebelles syriennes soutenues par la Turquie veulent prendre, a précisé l'OSDH. « Depuis lundi, 15 rebelles ont été tués et quatre membres des FDS blessés », a ainsi détaillé hier cette ONG.
Le village de Aïn Daqna est depuis février aux mains des FDS, une alliance de combattants syriens kurdes et arabes qui lutte principalement contre le groupe jihadiste État islamique (EI), avec l'appui de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Il est situé dans la province d'Alep, dans une zone revendiquée par les deux protagonistes.
Dans un communiqué, des rebelles combattant sous la bannière de Ahl al-Diyar ont indiqué avoir attaqué Aïn Daqna parce qu'ils considèrent les FDS comme des « occupants ». « Nous promettons à notre peuple davantage d'attaques éclair. On fera regretter (aux FDS) l'occupation de cette terre et le déplacement de milliers » de personnes, ont-ils ajouté. Les affrontements sont sporadiques entre les rebelles, qui combattent essentiellement le régime du président Bachar el-Assad, et les FDS, fer de lance de la lutte antijihadistes. Selon un responsable des Unités de protection du peuple kurde (YPG), principale composante des FDS, neuf cadavres de rebelles ont été retirés de la zone des combats et seront remis au Croissant-Rouge kurde pour qu'il les remette à son tour aux familles.
Ailleurs en Syrie, quatre personnes ont été tuées hier, avant l'aube, dans une attaque-suicide à la voiture piégée contre un point de contrôle de la police kurde (Assayech), dans le nord-est du pays, a encore rapporté l'OSDH. L'attaque a eu lieu dans la province de Hassaké, située à l'est de celle de Raqqa et contrôlée en majorité par les Kurdes. La télévision syrienne a fait état de l'attentat et du même bilan. Les zones sous contrôle kurde sont régulièrement la cible d'attentats, souvent revendiqués par l'EI. Les FDS tentent actuellement de chasser l'EI de Raqqa, son principal fief en Syrie. Elles y sont entrées début juin et contrôlent désormais 35 % de la ville, selon l'OSDH.

Détermination occidentale
Par ailleurs, l'Union européenne (UE) a ajouté, lundi au soir, seize noms à la liste des personnes visées par les sanctions imposées au régime syrien en raison de leur rôle dans le développement et l'utilisation d'armes chimiques contre la population civile. Il s'agit de huit militaires haut gradés et huit scientifiques « impliqués dans la prolifération des armes chimiques et leur emploi », a indiqué dans un communiqué le Conseil de l'UE, qui représente les 28 États membres. Cette décision porte à 255 le nombre des personnes soumises à une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE et à un gel de leurs avoirs « au motif qu'elles sont responsables de la répression violente exercée à l'encontre de la population civile en Syrie, qu'elles tirent profit du régime ou lui apportent leur soutien, et/ou qu'elles sont associées à de telles personnes », précise le communiqué. En outre, 67 « entités » syriennes sont déjà ciblées par un gel des avoirs.
La nouvelle liste « montre la détermination du Royaume-Uni et du reste de nos amis en Europe à agir contre ceux qui sont responsables d'attaques chimiques » en Syrie, s'est félicité, à Bruxelles, le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson. À Washington, le département d'État a également « applaudi » la décision européenne, rappelant que les États-Unis avaient pris ces derniers mois des sanctions contre des individus et des organisations liés à l'arsenal chimique syrien. « Les efforts communs des États-Unis et de l'Union européenne (...) s'inscrivent dans ceux de la communauté internationale pour tenir le régime Assad responsable de la violation de longue date des normes contre le recours aux armes chimiques », a souligné le département d'État.
Les sanctions visant la Syrie comprennent un embargo pétrolier, des restrictions sur certains investissements, un gel des avoirs détenus par la Banque centrale syrienne dans l'UE ainsi que des restrictions sur les exportations d'équipements et de technologies. Ces mesures, qui ont été prolongées le 29 mai, doivent rester en vigueur jusqu'au 1er juin 2018.

Source : AFP

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