Melhem Riachi et la délégation libanaise entourant Tawadros II. Photo ANI
« Le Liban ne peut plus supporter le lourd fardeau des réfugiés syriens. Bien au contraire. Il en subit les conséquences fâcheuses. Parallèlement, des solutions qui ne sont pas à même de réduire cette pression lui sont proposées. »
Tel est le message fort que le ministre de l'Information, Melhem Riachi, a tenu à adresser à la communauté arabe et internationale, lors de la 48e conférence des ministres arabes de l'Information au Caire.
« Le Liban est de retour. L'État libanais est de retour, mais l'économie est encore faible, la sécurité est instable et le tourisme nécessite un effort pour regagner la confiance des visiteurs », a déclaré M. Riachi, avant de poursuivre : « Le pays porte le lourd fardeau des réfugiés syriens mais ne peut plus le supporter. Les solutions proposées ne sont pas à même de réduire la pression. » Selon Melhem Riachi, « cette situation est susceptible de menacer les rapports entre Libanais et Syriens ». « Nous faisons face à de vraies crises qui exigent une véritable assistance de la part de la Ligue arabe », a encore dit M. Riachi.
Évoquant la question des médias, Melhem Riachi a rappelé son projet visant à transformer le ministère de l'Information en « ministère de la Communication », « d'autant qu'il s'agit d'un besoin local et arabe », a-t-il affirmé. Le ministre a saisi l'occasion de la conférence pour plaider en faveur d'un projet médiatique commun que lancerait la Ligue arabe, appelant les participants à former une commission ministérielle qui serait chargée de ce projet, pour redonner son image au monde arabe, loin de tout extrémisme.
M. Riachi s'est par ailleurs entretenu avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ainsi qu'avec le chef de l'Église copte, Tawadros II. Il s'est également rendu au siège de l'Agence d'information du Moyen-Orient (MENA), accompagné par le directeur général de l'Information, Hassan Falha, et la directrice de l'Agence nationale d'information, Laure Sleiman Saab.

