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Moyen Orient et Monde - France

Le gouvernement Macron dévoile son « plan migrants »

Le Premier ministre français Édouard Philippe a dévoilé hier le « plan migrants » proposé par son gouvernement. Thomas Samson/AFP

Plus de 12 000 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile et les réfugiés, des efforts sur l'intégration, mais un durcissement des renvois pour les déboutés : le « plan migrants » présenté hier par le gouvernement français vise à plus d'efficacité, avec la création d'un poste de délégué interministériel.
« Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France » envers les demandeurs d'asile et les réfugiés, a d'emblée résumé le Premier ministre Édouard Philippe, en dévoilant ce « plan d'action » qui doit s'accompagner, dès septembre 2017, d'un projet de loi.
L'objectif est de « réduire considérablement les délais de procédure de demande », et les ramener à 6 mois contre 14 en 2016, ainsi que l'avait annoncé Emmanuel Macron en déplorant un dispositif « débordé de toutes parts ». Une ambition dans le droit fil de la précédente loi de réforme de l'asile, en juillet 2015, qui s'est trouvée sous-dimensionnée avec la crise des migrants. Cela suppose de réduire les délais d'enregistrement, de convocation à l'entretien et de traitement des dossiers à l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui devra boucler l'instruction en deux mois d'ici à la fin 2018 (contre 5 actuellement).
À la clé, « une augmentation des moyens » est prévue pour l'OFPRA, la cour d'appel et des guichets en préfecture (là où commence la procédure). Le Premier ministre n'a pas chiffré ces mesures, ni détaillé le budget de l'ensemble du plan.
Côté hébergement, « 4 000 places seront créées en 2018 » pour les demandeurs d'asile « et 3 500 en 2019 », soit une hausse de 10 % du dispositif existant. Effort également pour aider les réfugiés à accéder au logement autonome : « 5 000 places » d'hébergement provisoire seront créées. Des places qui ne bénéficieront pas dans l'immédiat aux quelque 550 migrants réinstallés dans le nord de Paris, après l'évacuation géante de vendredi dernier : « Je n'ai pas de baguette magique », a affirmé M. Philippe, en précisant que des crédits d'hébergement d'urgence avaient été « préservés ».

Réactions
Les associations d'aide aux migrants n'ont pas caché leur déception face à ce plan. Il s'agit là d'un « énième ajustement d'une politique sans cap », ressemblant « à s'y méprendre à toutes les annonces distillées ces dernières années par la précédente majorité », a estimé la Cimade dans un communiqué. La réduction des délais d'instruction des demandes d'asile « ne doit pas se faire au détriment des droits des personnes et des garanties prévues par la loi », a mis en garde l'association, pour qui la « seule satisfaction » vient de la création de 5 000 places d'hébergement provisoire pour les réfugiés. Le plan « contient des mesures positives en matière de raccourcissement des délais de procédure d'asile et d'enregistrement de la demande en préfecture », a affirmé dans un communiqué la FNARS, qui regroupe plus de 800 associations hébergeant et accompagnant les migrants.
En ce qui concerne les mineurs non accompagnés, le plan promet un « plan d'action spécifique » à la rentrée 2017.
Enfin le plan réaffirme les engagements européens : efforts de « réinstallation » des réfugiés depuis les pays de transit (Liban, Turquie...) mais aussi montée en puissance de l'agence Frontex, politique commune de l'asile ou action contre les passeurs en Afrique.
Source : AFP

Plus de 12 000 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile et les réfugiés, des efforts sur l'intégration, mais un durcissement des renvois pour les déboutés : le « plan migrants » présenté hier par le gouvernement français vise à plus d'efficacité, avec la création d'un poste de délégué interministériel.« Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France » envers les demandeurs d'asile et les réfugiés, a d'emblée résumé le Premier ministre Édouard Philippe, en dévoilant ce « plan d'action » qui doit s'accompagner, dès septembre 2017, d'un projet de loi.L'objectif est de « réduire considérablement les délais de procédure de demande », et les ramener à 6 mois contre 14 en 2016, ainsi que l'avait annoncé Emmanuel Macron en déplorant un dispositif « débordé de toutes...
commentaires (1)

impossible de ne pas souligner - non ce mot est gentil- im;possible de ne pas crier tout haut cette hypocrisie occidentale : --les chiffres annonces qu'il faut comparer avec ceux refugies au Liban.... --la LOI qui autorise le RENVOIE chez lui du refugie ou demandeur d'asile ne remplissant pas des conditions specifiques TRES strictes vs ce qu l'ONU,l'EU, des ONG nous matraquent a tout bout de champs : le refugie ne peut pas etre force a retourne chez lui..... a qui est destine ce matraquage ? au LIBAN ! et l'on verrait notre ministere des aff etrangeres " souligner" meme un peu cette injsutice ? non jamais...... et pourquoi donc ? allez comprendre, moi je donne ma langue au chat.

Gaby SIOUFI

11 h 01, le 13 juillet 2017

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Commentaires (1)

  • impossible de ne pas souligner - non ce mot est gentil- im;possible de ne pas crier tout haut cette hypocrisie occidentale : --les chiffres annonces qu'il faut comparer avec ceux refugies au Liban.... --la LOI qui autorise le RENVOIE chez lui du refugie ou demandeur d'asile ne remplissant pas des conditions specifiques TRES strictes vs ce qu l'ONU,l'EU, des ONG nous matraquent a tout bout de champs : le refugie ne peut pas etre force a retourne chez lui..... a qui est destine ce matraquage ? au LIBAN ! et l'on verrait notre ministere des aff etrangeres " souligner" meme un peu cette injsutice ? non jamais...... et pourquoi donc ? allez comprendre, moi je donne ma langue au chat.

    Gaby SIOUFI

    11 h 01, le 13 juillet 2017

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