Le ministre de la Culture Ghattas Khoury chez le chef des Forces libanaises Samir Geagea, hier. Photo ANI
* Mouïne Merhebi, ministre d'État pour les Affaires des réfugiés, à l'agence al-Markaziya : « Le retour des réfugiés en Syrie ne peut se faire que par le biais de l'Organisation des Nations unies avec laquelle nous sommes constamment en contact (...). Comment peut-on remettre des victimes à leur bourreau et des déplacés à ceux qui les ont chassés de leurs maisons et de leurs terres ? Avec quelles parties présentes sur le terrain en Syrie sommes-nous supposés entrer en contact ? Avec le régime, le Hezbollah, la Russie, l'Iran ou Daech? Ce que nous entendons dire sur le retour des réfugiés vise à redorer l'image de Bachar el-Assad. Quand nous faisons fi des décisions internationales, notamment celles de l'ONU, c'est comme si nous disions que nous ne reconnaissons pas la légitimité internationale. Voilà pourquoi il n'est pas sage de renvoyer les réfugiés sans garanties internationales et sans la médiation de l'ONU (...). Nous refusons la demande faite au gouvernement d'ouvrir des canaux de communication directs avec le régime syrien. »
* Naïm Kassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, lors d'un rassemblement partisan : « Ceux qui empêchent le retour des réfugiés syriens se trouvant au Liban, ce sont les États-Unis et l'Union européenne. J'ai entendu un haut responsable européen dire que si les réfugiés rentrent chez eux, cela voudra dire que le régime Assad peut diriger un pays et préserver sa sécurité. Ils veulent faire croire que c'est un régime où personne ne peut vivre. (...) Comment expliquer que l'ONU ait mentionné il y a une semaine dans un de ses rapports que 500 000 réfugiés syriens sont rentrés dernièrement chez eux ? Cela veut dire qu'un million et demi peuvent rentrer aussi ».
* Ali Fadlallah, uléma et fils de feu Mohammad Hussein Fadlallah, dans son prêche du vendredi : « Nous invitons à la précaution face à toute tension dans les relations entre les Libanais et les Syriens (...). Il est dans l'intérêt de tout le monde que les réfugiés rentrent dans les régions syriennes sécurisées. Il est naturel de négocier ce retour avec la Syrie parce qu'il faut travailler avec la partie présente aujourd'hui sur le terrain, sans heurter les sensibilités ».
* Ghattas Khoury, ministre de la Culture, lors d'une visite chez le chef des Forces libanaises, Samir Geagea : « Le ministre des Télécoms Jamal Jarrah a répondu au nom du courant du Futur aux déclarations de l'ambassadeur syrien (avant-hier au quotidien al-Akhbar et dans lesquelles il indique qu'un dialogue officiel doit avoir lieu entre le Liban et la Syrie pour assurer le retour des réfugiés). Je pense que le Premier ministre Saad Hariri va clairement signifier que nous ne pouvons pas remettre la victime à son bourreau. »
* Ahmad Kabalan, mufti jaafarite, lors de son prêche du vendredi : « Nous devons trouver des solutions urgentes à la crise des réfugiés syriens. Il s'agit de la cause d'un peuple que nous voulons protéger et dont nous voulons préserver la dignité en lui assurant le droit à rentrer dans son pays (...). Il n'y a de solution à ce problème social que par la coordination complète avec le gouvernement syrien. Ce dossier ne doit pas être utilisé pour alimenter la discorde entre les Libanais car le pays ne peut pas rentrer dans de nouveaux conflits politiques. »


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11 h 39, le 08 juillet 2017