Le Renouveau démocratique a dénoncé hier la prorogation de la législature « une troisième fois justifiée par la nécessité du report technique des élections ».
Dans un communiqué, les membres du Renouveau ont saisi l'occasion pour stigmatiser « l'agression barbare perpétrée par un des services sécuritaires contre des manifestants pacifistes qui protestaient contre la prorogation injustifiée de la législature, qui est en violation de la Constitution. Les activistes cherchaient à révéler les véritables intentions de la majorité des parties au pouvoir », précise le communiqué.
« Nonobstant les points positifs que recèle la nouvelle loi, le Renouveau démocratique déclare son refus total du mécanisme adopté », ajoute le texte. Le parti dénonce notamment la manière dont le code a été concocté en cercles fermés, « loin de toute transparence et en dehors du cadre des institutions, loin des médias et de l'opinion publique, ce qui sape les règles de base de la bonne gouvernance et de celles de la reddition des comptes ».
Revenant sur certains détails de la loi, le Renouveau démocratique a dénoncé les « manipulations » introduites dans le nouveau code électoral, qui « réduisent au minimum la possibilité de l'alternance dans la vie politique ».
Parmi les critiques formulées, « l'exacerbation de l'esprit confessionnel qui transparaît notamment dans la façon dont le découpage des circonscriptions a été fait ». Une manière « d'écarter du jeu tous ceux qui chercheraient à percer l'emprise communautaire que les forces du pouvoir œuvrent à perpétuer indéfiniment ».
Le communiqué dénonce par ailleurs le laxisme au niveau du plafond et des critères des dépenses électorales, ainsi que « le renoncement à un droit acquis, celui du vote des émigrés libanais ».
Liban
Les critiques du Renouveau démocratique
OLJ / le 17 juin 2017 à 00h00


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