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Moyen Orient et Monde - Russie

Navalny et près d’un millier de ses partisans interpellés

L'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, et près d'un millier de ses partisans, ont été interpellés hier alors qu'ils défiaient les autorités dans toute la Russie lors d'une nouvelle journée de mobilisation contre la corruption des élites.
Après des manifestations d'une ampleur inattendue le 26 mars, des milliers de Russes, souvent très jeunes, sont descendus dans la rue dans des dizaines de villes, y compris près du Kremlin à Moscou, où les forces antiémeute tentaient de repousser la foule parfois à coups de matraque. L'ONG spécialisée OVD-Info a indiqué avoir compté au moins 600 interpellations à Moscou et 300 à Saint-Pétersbourg (Nord-Ouest), précisant qu'il s'agissait de données encore très préliminaires. Elle avait auparavant fait état de multiples arrestations dans des villes de province.
« Poutine se trouve au pouvoir depuis 17 ans et ne compte pas en partir », a dénoncé Alexandre Tiourine, 41 ans, pendant le rassemblement réunissant plusieurs milliers de personnes sur la rue Tverskaïa qui débouche sur le Kremlin. « Il a usurpé le pouvoir, il y a une absence totale de société civile dans le pays, les tribunaux ne fonctionnent pas, la corruption s'est transformée en système. » La foule scandait « La Russie sans Poutine ! » ou « Liberté pour Navalny ! ». Ce dernier, qui compte se présenter contre Vladimir Poutine à la présidentielle de mars prochain, a été interpellé dès la sortie de son domicile, a annoncé son épouse sur le compte officiel de l'opposant, appelant à manifester malgré tout. Selon son avocat Vadim Kobzev, il encourt 30 jours de rétention administrative pour violation des règles encadrant l'organisation de manifestations. Le bloggueur, dont les films-enquêtes partagés sur les réseaux sociaux dénoncent la corruption des élus et oligarques, avait appelé à des manifestations dans toute la Russie hier, jour férié où le pays commémore sa proclamation d'indépendance en 1990 avant la chute de l'URSS.
Aux États-Unis, la Maison-Blanche a condamné « avec force » les interpellations de manifestants à travers la Russie et réclamé leur « libération immédiate ». « Les Russes méritent un gouvernement qui soutienne (...) l'égalité de traitement devant la loi et la possibilité d'exercer leurs droits sans crainte ou représailles », a déclaré Sean Spicer, porte-parole de l'exécutif américain, lors de son point de presse.

L'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, et près d'un millier de ses partisans, ont été interpellés hier alors qu'ils défiaient les autorités dans toute la Russie lors d'une nouvelle journée de mobilisation contre la corruption des élites.Après des manifestations d'une ampleur inattendue le 26 mars, des milliers de Russes, souvent très jeunes, sont descendus dans la rue dans des dizaines de villes, y compris près du Kremlin à Moscou, où les forces antiémeute tentaient de repousser la foule parfois à coups de matraque. L'ONG spécialisée OVD-Info a indiqué avoir compté au moins 600 interpellations à Moscou et 300 à Saint-Pétersbourg (Nord-Ouest), précisant qu'il s'agissait de données encore très préliminaires. Elle avait auparavant fait état de multiples arrestations dans des villes de...
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