Bob Dylan en juin 1984 lors d’un concert à Munich, en Allemagne. AFP/DPA/Istvan Bajzat
Après six mois de cache-cache avec l'Académie, Bob Dylan, Nobel de littérature 2016, a transmis in extremis le fameux discours exigé pour recevoir l'argent du prix, à savoir le pactole de 8 millions de couronnes (819 000 euros, 923 000 dollars). Dans ce discours publié par l'Académie suédoise sur son site, Dylan, 75 ans, a évoqué les artistes et les œuvres qui l'ont inspiré et constituent son panthéon poétique.
En voici cinq :
– BUDDY HOLLY :
« Si je devais revenir à la genèse de tout cela, j'imagine qu'il faudrait commencer par Buddy Holly. Buddy est mort quand j'avais environ 18 ans et lui 22. Quand je l'ai entendu pour la première fois, je me suis senti proche de lui. Nous étions comme parents, comme s'il était mon grand frère. J'ai même cru lui ressembler. Buddy jouait la musique que j'aimais, la musique avec laquelle j'ai grandi : la country des westerns, le rock'n'roll, le rhythm and blues. »
– CLASSIQUES :
« J'avais des principes et des sensibilités, et une vision informée du monde. Je les avais depuis un moment. Appris à l'école primaire. Don Quichotte, Ivanhoé, Robinson Crusoé, les voyages de Gulliver, Le conte de deux cités, et tout le reste – des lectures classiques à l'école primaire qui formaient votre façon de voir le monde, vous apportaient une compréhension de la nature humaine et un étalon pour mesurer les choses. Je me suis servi de tout ça quand j'ai commencé à écrire des textes de chansons. »
– MOBY DICK : « Moby Dick est un livre fascinant, un livre rempli de scènes de drame intense et de dialogues dramatiques (...). Tout est mélangé. Tous les mythes : la Bible judéo-chrétienne, les légendes britanniques, saint Georges, Persée, Hercule – tous des chasseurs de baleine (...). Nous ne voyons que la surface des choses. Nous pouvons interpréter à loisir ce qu'il y a au-dessous. »
– À L'OUEST RIEN DE NOUVEAU :
« À l'ouest rien de nouveau est une histoire d'épouvante. C'est un livre qui vous faire perdre votre enfance, votre foi en un monde rationnel, votre empathie pour l'autre. Vous êtes pris au piège d'un cauchemar. Aspiré dans un tourbillon de mort et de douleur (...). J'ai reposé ce livre et l'ai refermé. Je ne voulais plus lire de roman sur la guerre et je n'en ai jamais lu d'autre. »
– L'ODYSSÉE :
« À maints égards ces événements vous sont arrivés à vous aussi. On a mis de la drogue dans votre verre de vin. Vous aussi, vous avez partagé le lit d'une femme qui n'était pas la vôtre. Vous aussi avez été séduit par des voix magiques, des voix douces aux étranges mélodies. Vous aussi avez fait tant de chemin et le vent vous a tant poussés à rebours. »
Source : AFP
– BUDDY HOLLY :« Si je devais revenir à la genèse de tout cela, j'imagine qu'il faudrait commencer par Buddy Holly. Buddy est mort quand j'avais environ 18 ans et lui 22. Quand je l'ai entendu pour la première fois, je me suis senti proche de lui. Nous étions comme parents, comme s'il était mon grand frère. J'ai même cru lui ressembler. Buddy jouait la musique que j'aimais, la musique...

