Après l’attaque contre un policier, hier, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste. Bertrand Guay/AFP
Un policier a été attaqué hier sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, à Paris, par un homme armé d'un marteau, qui, après avoir été blessé et arrêté, a revendiqué être un « soldat » du groupe État islamique (EI).
L'assaillant « a crié au moment de l'agression ''C'est pour la Syrie'' » et était porteur d'une carte l'identifiant comme « étudiant algérien », document dont il faut encore vérifier l'authenticité, a expliqué le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, lors d'un point de presse sur place. « Apparemment, l'individu était seul », a-t-il précisé. Après l'agression, il a « revendiqué être un soldat du califat », autoproclamé par l'EI en juin 2014, selon une source proche de l'enquête.
L'agresseur a été évacué vers un hôpital, selon la préfecture de police. Le policier agressé a pour sa part été légèrement blessé, a-t-on appris de source policière. Un de ses collègues a riposté avec son arme de service, blessant l'agresseur au thorax. Outre un marteau, celui-ci avait en sa possession deux couteaux de cuisine, selon les autorités. « On s'aperçoit qu'on est passé d'un terrorisme très sophistiqué à un terrorisme où n'importe quel outil peut servir pour commettre des agressions », a observé Gérard Collomb.
Une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste. Les principales voies d'accès menant à la cathédrale, où de nombreuses voitures de police affluaient, ont été bouclées par des cordons de sécurité. Et des centaines de badauds ont été repoussés de l'autre côté de la Seine, hors du périmètre de sécurité.
Notre-Dame, située en plein cœur du Paris touristique, est l'un des monuments les plus visités d'Europe, avec 13 millions d'entrées par an. Plusieurs centaines de personnes y ont été confinées dans le calme. La préfecture de police a demandé à la population d'éviter le secteur, mais faisait état d'une « situation maîtrisée » en soirée. La cathédrale a déjà été au cœur d'une enquête antiterroriste : en septembre 2016, les autorités françaises avaient démantelé un commando de femmes jihadistes à l'origine d'un attentat avorté à la voiture piégée, retrouvée non loin de Notre-Dame, bourrée de bonbonnes de gaz.
Source : AFP

