L'association Adyan a organisé un iftar à l'hôtel Le Bristol à Hamra, sous le parrainage du ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, en présence des acteurs du programme national de l'éducation à la citoyenneté et au vivre-ensemble, mis au point depuis deux ans par le ministère de l'Éducation et son Centre pédagogique de recherche et de développement, en partenariat avec Adyan.
Parmi les personnalités présentes à l'événement, le directeur général de l'Éducation, Fadi Yarak, la directrice du centre pédagogique, Nada Oueyjan, le responsable du secteur de l'éducation au sein de la Banque mondiale, Pierre Kamano, ainsi que les représentants de l'ambassade de Grande-Bretagne et du British Council, de la Fédération des écoles privées au Liban, des experts pédagogiques et les membres des comités chargés de superviser le programme en question.
Dans son mot de bienvenue, le président de l'association Adyan, le père Fadi Daou, s'est dit heureux de réunir une assistance sous le label de l'éducation, autour « d'un projet de renouvellement du pays sur des bases saines et solides ». Pour sa part, Mme Oueyjan a dit toute sa « fierté » de travailler avec l'association Adyan, « qui se distingue par la qualité de son travail et sa transparence ».
De son côté, Fadi Yarak a promis d'optimiser la mise en œuvre du programme en question dans les écoles, « afin que chaque élève libanais soit porteur d'un projet de paix et devienne artisan du changement positif dans le pays ».
Prenant la parole à son tour, Marwan Hamadé a tenu avant tout à exprimer sa solidarité avec le peuple britannique après l'attentat de Manchester. « Nous sommes ce soir à Beyrouth, mais au cours des derniers jours, nous étions tous à Manchester », a-t-il dit, avant de remercier l'ambassade britannique et la Banque mondiale pour leur soutien à l'éducation au Liban, et l'association Adyan pour son « travail pédagogique constructif ».
Il a ensuite évoqué « les ambiguïtés qui entourent le dossier de l'éducation », en les liant à « la grande ambiguïté qui continue d'exister au niveau du pouvoir, et cela en dépit de la grande confiance que nous inspire l'unification des efforts ayant abouti à l'élection d'un président de la République, à la formation d'un cabinet d'union nationale et au chantier de réforme électorale ».
« Malgré les obstacles auxquels nous faisons face aujourd'hui au Liban, il nous faut persister, sans désespérer, pour préserver le secteur de l'éducation de toutes les retombées (politiques) des tensions qui s'exacerbent dans les journaux », a-t-il poursuivi. Précisant n'avoir aucun litige avec ses prédécesseurs, « de Mohammad Youssef Beydoun à Élias Bou Saab », M. Hamadé a exprimé l'espoir que « s'achève la phase difficile de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale, afin que le dossier de l'éducation puisse être examiné en profondeur et d'une manière constructive ».
En rappelant enfin que « la réforme des programmes de 1997 n'est ni idéale ni suffisante, ce qui est compréhensible au regard des changements survenus depuis cette date », il a préconisé entre-temps un enseignement qui s'inspire de l'esprit de Taëf.

