« Priez pour Manchester », peut-on lire sur ce panneau, près du Manchester Arena où a été perpétré un attentat sanglant. Ben Stansall/AFP
L'attentat-suicide à Manchester a suscité l'indignation de la communauté internationale, donnant lieu à une multitude de condamnations et de messages de solidarité avec les Britanniques.
Au niveau de l'UE, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré que « (son) cœur est à Manchester ». La haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a évoqué pour sa part « une attaque contre la jeunesse européenne », et « la meilleure réponse aux attaques terroristes sera que notre jeunesse européenne continue à vivre ensemble ». « Le coeur brisé », le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a assuré : « Nous travaillerons côte à côte pour combattre ceux qui cherchent à détruire notre manière de vivre. » À Bruxelles, les drapeaux devant les institutions européennes sont en berne et la Commission observera une minute de silence, aujourd'hui, au début de sa réunion hebdomadaire.
En France, le président Emmanuel Macron a dit son « effroi » et sa « consternation », promettant qu'il « poursuivra avec le gouvernement et les forces britanniques le combat contre le terrorisme ». Après avoir signé un livre de condoléances à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris, il a assuré avoir la « volonté de renforcer la coopération européenne en matière de lutte contre le terrorisme ». Les maires de Paris, Anne Hidalgo, et de Nice, Christian Estrosi, villes également frappées par de sanglants attentats, ont aussi exprimé leur solidarité.
La chancelière allemande Angela Merkel a, elle, fait part de sa « tristesse » et de son « horreur », assurant que « l'Allemagne est aux côtés » des Britanniques et que l'attentat « ne fera que renforcer notre détermination à travailler avec nos amis britanniques contre ceux qui commettent des actes aussi inhumains ».
En Italie, le chef du gouvernement Paolo Gentiloni a souligné que son pays « s'unit au peuple et au gouvernement britanniques ». Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a condamné l'attaque, et pour le roi Felipe VI, « l'État de droit ne se rendra pas devant le terrorisme. L'Espagne est avec Manchester et le Royaume-Uni ». Aux Pays-Bas, le Premier ministre Mark Rutte a compati après les « terribles nouvelles en provenance de Manchester, où une belle soirée s'est terminée en drame ».
Ailleurs dans le monde, le pape François a dénoncé l'attentat « barbare », « avec une attention toute particulière pour les enfants et les jeunes qui ont perdu leur vie, et pour leurs familles en deuil ». Condamnant un attentat « cynique et inhumain », le président Vladimir Poutine s'est dit prêt à « développer la coopération antiterroriste » avec Londres, « au niveau bilatéral tout comme dans le cadre des efforts internationaux ». « Nous nous tenons aux côtés de l'Angleterre, comme de tous les pays, dans la lutte contre le terrorisme », a assuré le président turc Recep Tayyip Erdogan qui a lui aussi « condamné fermement ». Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a, pour sa part, dit penser aux « jeunes et à tous ceux touchés par l'attaque barbare de Manchester. L'OTAN est aux côtés du Royaume-Uni dans le combat contre le terrorisme ».
Outre-Atlantique, au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau a parlé « d'horreur », alors que le président américain Donald Trump a condamné l'attentat qui a essentiellement frappé « des enfants innocents », des « jeunes gens magnifiques, vivant et aimant la vie, assassinés par des ''losers'' malfaisants ». « Les terroristes et les extrémistes, ainsi que ceux qui les soutiennent, doivent être éliminés pour toujours de nos sociétés », a-t-il encore dit.
Au Proche et Moyen-Orient, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a « condamné avec force le terrible attentat terroriste ». « Il faut conjuguer les efforts internationaux pour éradiquer le terrorisme et l'extrémisme », a pour sa part souligné le ministère saoudien des Affaires étrangères. Le président palestinien a lui aussi condamné l'attentat.
Enfin, en Chine, le président Xi Jinping a envoyé ses condoléances à la reine Elizabeth II et assuré que le peuple chinois se tient fermement aux côtés du peuple britannique.
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine