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Sport

La formule E revient électriser la Ville lumière

e-Prix de Paris

La discipline pourrait devenir l'avenir du sport automobile.

OLJ
20/05/2017 | 00h00

La course automobile – électrique, s'il vous plaît – reprend ses quartiers en plein cœur de Paris, aux Invalides, aujourd'hui, avec le 2e ePrix de l'histoire de la capitale française, 6e manche de la saison de formule électrique (FE). Treize mois après la première édition (la course a été repoussée d'avril à mai pour bénéficier d'une météo plus favorable), la FE revient donc dans une ville qui a fait de l'usage de véhicules non polluants une priorité.
Sur ses terres, l'écurie française Renault E.dams entend bien figurer, avec son pilote suisse Sébastien Buemi, vainqueur à Monaco le week-end dernier. Fort de sa 4e victoire cette saison, le Suisse veut rectifier le tir après une amère 3e place en 2016. Bien installé en tête du classement des pilotes (104 points), le champion du monde en titre a toutefois dans son rétroviseur le Brésilien Lucas Di Grassi (2e, 89 points)... vainqueur à Paris l'an dernier. Le pilote de l'écurie ABT Audi Sport confie espérer pouvoir « rééditer ce résultat », afin de « faire durer le suspense en championnat » et « d'être à la bagarre pour le titre à New York et Montréal », où seront disputées les quatre dernières manches de la saison, en juillet.
Le Français Nicolas Prost, coéquipier de Buemi chez Renault et actuellement 3e du général (48 points), a lui aussi pour ambition de « bien faire » à domicile. Attention toutefois à ne pas se laisser distraire par les décors de carte postale. « L'an dernier, dans les premiers tours de roue, je devais être à plusieurs secondes des temps car je regardais les bâtiments », raconte Jean-Éric Vergne (Techeetah), qui réside pourtant dans le quartier des Invalides.

Alternative à la F1 ?
Renault, Audi, Volkswagen, BMW, Mercedes... Les uns après les autres, les constructeurs automobiles se convertissent à l'électrique et une question revient de plus en plus dans les paddocks : la FE peut-elle se rêver en alternative à la F1 au sommet du sport automobile ? Une « révolution vers les voitures électriques » est en marche, martèle Alejandro Agag, initiateur et patron de la catégorie, dont la troisième saison bat son plein. « La formule électrique veut en être un élément d'accélération. »
Aujourd'hui, imaginer l'électrique supplantant l'essence dans les ventes de véhicules de série ne fait plus de vous un doux rêveur. Selon une étude publiée en février 2016 par Bloomberg New Energy Finance, si 462 000 véhicules électriques ont été vendus dans le monde en 2015, 41 millions devraient l'être en 2040. L'alternative n'a donc jamais été aussi crédible, du moins en Europe et en Amérique du Nord.
Peut-on dès lors imaginer l'électrique devenir la norme dans la course automobile, au détriment de la catégorie reine ? Dans le paddock du 2e ePrix de Paris, les avis divergent. Au regard de la performance pure, la formule E n'a pas les arguments de sa grande sœur : ses 225 km/h en vitesse de pointe sont bien loin des 370 km/h d'une F1, et il faudra attendre la 5e saison pour voir les batteries tenir les 50 minutes d'un ePrix. À l'heure actuelle, les pilotes sont contraints de changer de monoplace à mi-course. Toutefois, la F1 doit composer depuis plusieurs années avec la désaffection des spectateurs et des sponsors, alors même que la FE est parvenue à faire son trou. En investissant les centres-villes et les réseaux sociaux (notamment en donnant aux fans la possibilité de voter pour offrir à certains pilotes un supplément de puissance pendant la course), elle est parvenue à attirer l'attention des jeunes.
Les monoplaces électriques sont toutes dotées du même châssis. Ici, pas de course aux gadgets censés améliorer l'aérodynamique, « on se focalise uniquement sur la technologie électrique pour faire la différence et essayer de l'adapter aux voitures en série », tempère Vincent Gaillardo, directeur du programme formule E chez Renault. « La FE est une compétition à part, où on a surtout la volonté de prouver l'intérêt de cette technologie », ajoute-t-il. Et les progrès sont là : après trois saisons, les FE sont de 4 à 5 secondes plus rapides sur un tour de piste à Monaco. De quoi donner des ambitions à certains...

Source : AFP

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