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Oublier le dialogue social "peut coûter cher", prévient Hollande

Sous-estimer l'importance du dialogue social "peut coûter cher", a déclaré François Hollande mercredi, lors du dernier conseil des ministres de son quinquennat, semblant adresser une mise en garde à son successeur, Emmanuel Macron.

L'ancien ministre de l'Economie, qui deviendra dimanche président de la République, a annoncé lors de la campagne plusieurs mesures qui concernent les partenaires sociaux, au premier rang desquelles une nouvelle réforme du droit du travail et une réforme de l'assurance chômage.

Il prévoit, pour réformer rapidement le droit du travail, de procéder par ordonnances, ce que plusieurs syndicats ont critiqué.

"Le jour où on a oublié que le dialogue social était une nécessité, on l'a chèrement payé. Je pense que c'était à la fois une analyse lucide de ce qui s'est passé et peut-être un message pour ceux qui viendront après", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, à l'issue du conseil.

Des propos présidentiels confirmés par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, lors du compte rendu du conseil.

"Le dialogue social a été un sujet et un marqueur très fort ce qui correspond à une tradition de la social-démocratie", a-t-il dit. Oublier le dialogue social "peut coûter cher", a-t-il ajouté.

Le quinquennat de François Hollande a été marqué par les difficultés à faire passer la loi Travail, objet de grandes manifestations l'an dernier et adoptée sans vote grâce à l'article 49-3 de la Constitution.

Selon Stéphane Le Foll, François Hollande a en particulier évoqué le rôle de la CFDT, devenu premier syndicat de salariés du privé, et qui a mis en garde Emmanuel Macron sur la nécessité de dialoguer avec les partenaires sociaux.

Sous-estimer l'importance du dialogue social "peut coûter cher", a déclaré François Hollande mercredi, lors du dernier conseil des ministres de son quinquennat, semblant adresser une mise en garde à son successeur, Emmanuel Macron.
L'ancien ministre de l'Economie, qui deviendra dimanche président de la République, a annoncé lors de la campagne plusieurs mesures qui concernent les partenaires sociaux, au premier rang desquelles une nouvelle réforme du droit du travail et une réforme de l'assurance chômage.
Il prévoit, pour réformer rapidement le droit du travail, de procéder par ordonnances, ce que plusieurs syndicats ont critiqué.
"Le jour où on a oublié que le dialogue social était une nécessité, on l'a chèrement payé. Je pense que c'était à la fois une analyse lucide de ce qui s'est passé et peut-être un...