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Moyen Orient et Monde - Conflit

Premières évacuations de rebelles d’un quartier de Damas

Réserves occidentales sur un projet de résolution russe à l'ONU.

Des centaines de combattants et leurs familles ont quitté hier Barzé, à Damas, pour se diriger vers le Nord syrien. Handout/SANA

Des rebelles syriens et leurs familles ont, pour la première fois depuis le début de la guerre, commencé à évacuer hier un quartier de Damas, l'un des six quartiers qu'ils contrôlent dans la capitale, bastion du régime et enjeu majeur pour ce dernier.
« Des hommes armés et des membres de leurs familles ont commencé à quitter Barzé à bord de 40 bus en direction du nord de la Syrie », a indiqué la télévision d'État. « L'opération se poursuivra pendant cinq jours ». Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), entre 1 400 et 1 500 combattants et leurs familles doivent quitter ce quartier, cible d'intenses bombardements du régime, pour la province d'Idleb (Nord-Ouest) tenue par les rebelles et des jihadistes. Selon le gouverneur de Damas, cité par la télévision, 1 022 personnes, dont 568 combattants et leurs familles, ont déjà quitté la capitale.
Après la conclusion dimanche de l'accord pour évacuer Barzé, un quartier qui comptait avant le début de la guerre 48 000 habitants, des dizaines de personnes s'étaient rassemblées dès l'aube pour partir. Un photographe a vu des rebelles avec leurs armes légères, ainsi que des enfants et des femmes poussant des valises et portant des sacs en toile.
Des négociations sont également en cours pour l'évacuation de rebelles de Qaboun, un autre quartier de Damas devenu depuis plusieurs mois un champ de bataille. Quatre autres quartiers – Jobar, Tadamoun, Techrine et Yarmouk – sont toujours aux mains des rebelles.
Le départ des rebelles du quartier de Barzé survient quelques jours après un accord conclu le 4 mai entre la Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar el-Assad, et la Turquie, soutien de la rébellion, pour la création de quatre « zones de désescalade » en Syrie, où les protagonistes doivent cesser les hostilités. Le régime Assad a clairement fait savoir son refus que l'ONU ou des forces internationales surveillent l'application de cet accord entré en vigueur samedi.

« Zones de désescalade »
Moscou a déposé à l'ONU un projet de résolution pour soutenir cet accord mais les Occidentaux ont exprimé des réserves. Le projet de résolution de la Russie « appelle tous les États membres à contribuer de bonne foi à la mise en place de l'accord sur la création de zones de désescalade », conclu à Astana. Cet accord prévoit que les quatre « zones de désescalade » soient doublées de « zones de sécurité » avec des postes de contrôle et centres de surveillance tenus conjointement par les forces des pays garants et éventuellement « d'autres parties ». D'après cet accord, la Russie, l'Iran et la Turquie ont jusqu'au 4 juin pour déterminer les frontières exactes de ces zones.
« Nous voulons voir les cartes. Nous avons besoin de beaucoup plus de détails », a expliqué un diplomate du Conseil de sécurité sous le couvert de l'anonymat. D'autres diplomates ont jugé improbable qu'un vote ait lieu dans les prochains jours, pour laisser le temps aux pays occidentaux d'obtenir davantage d'informations.
Cet accord devrait être abordé par les chefs de diplomatie américain et russe, Rex Tillerson et Sergueï Lavrov, demain à Washington.
Plusieurs accords de trêve ou de cessez-le-feu ont échoué en Syrie mais ce dernier mémorandum prévoit un mécanisme plus ambitieux grâce à ces postes de surveillance pour éviter les frictions.
Source : AFP

Des rebelles syriens et leurs familles ont, pour la première fois depuis le début de la guerre, commencé à évacuer hier un quartier de Damas, l'un des six quartiers qu'ils contrôlent dans la capitale, bastion du régime et enjeu majeur pour ce dernier.« Des hommes armés et des membres de leurs familles ont commencé à quitter Barzé à bord de 40 bus en direction du nord de la Syrie », a indiqué la télévision d'État. « L'opération se poursuivra pendant cinq jours ». Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), entre 1 400 et 1 500 combattants et leurs familles doivent quitter ce quartier, cible d'intenses bombardements du régime, pour la province d'Idleb (Nord-Ouest) tenue par les rebelles et des jihadistes. Selon le gouverneur de Damas, cité par la télévision, 1 022 personnes, dont 568...
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