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"Zones de désescalade" en Syrie: réserves occidentales au projet russe à l'ONU

Des pays occidentaux au Conseil de sécurité de l'ONU ont exprimé lundi des réserves à propos d'un projet de résolution de la Russie sur des "zones de désescalade" en Syrie, pour soutenir l'accord en ce sens signé entre Moscou, Téhéran et Ankara.

Le texte de Moscou "appelle tous les Etats membres à contribuer de bonne foi à la mise en place de l'accord sur la création de zones de désescalade" en Syrie, selon une copie du projet vu par l'AFP.

L'accord d'Astana sur les "zones de désescalade", signé le 4 mai par la Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar el-Assad, et la Turquie, soutien de la rébellion, figure en annexe du projet de résolution.

Le porte-parole de la délégation russe à l'ONU, Fiodor Strjijovski, cité par les agences russes, avait confirmé plus tôt "qu'un projet de résolution a été déposé", sans plus de détails.

L'agence Interfax, citant une source à l'ONU, avait indiqué qu'un "vote sur le projet de résolution pourrait avoir lieu cette semaine".

Mais pour les diplomates occidentaux, il serait prématuré de soutenir l'accord d'Astana avant sa finalisation.

Entré en vigueur samedi, cet accord prévoit la création de quatre "zones de désescalade" en Syrie, doublées de "zones de sécurité" avec des postes de contrôle et centres de surveillance tenus conjointement par les forces des pays garants et éventuellement "d'autres parties".

D'après cet accord, la Russie, l'Iran et la Turquie ont jusqu'au 4 juin pour déterminer les frontières exactes de ces zones.

"Nous voulons voir les cartes. Nous avons besoin de beaucoup plus de détails", a expliqué un diplomate du Conseil de sécurité sous couvert de l'anonymat.

L'ambassadeur de l'Uruguay, Elbio Rosselli, qui préside le Conseil au mois de mai, a affirmé ne pas s'attendre à un vote lundi. "Des consultations se poursuivent", a-t-il déclaré à des journalistes. "Donnez-leur le temps".

D'autres diplomates ont jugé improbable qu'un vote ait lieu dans les prochains jours, pour laisser le temps aux pays occidentaux d'obtenir davantage d'informations.

Cet accord devrait être abordé par les chefs des diplomaties américaine et russe, Rex Tillerson et Sergueï Lavrov, qui doivent se voir mercredi à Washington pour discuter des conflits en Ukraine et en Syrie, selon le département d'Etat.

Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a affirmé lundi que le régime syrien refusait que l'ONU ou des forces internationales surveillent l'application de l'accord.

L'accord conclu entre les trois pays vise également à améliorer la situation humanitaire et à créer les "conditions pour faire avancer le processus politique", alors que la guerre a déjà fait plus de 320.000 morts en six ans.

Plusieurs accords de trêve ou de cessez-le-feu ont échoué en Syrie mais ce dernier mémorandum prévoit un mécanisme plus ambitieux grâce à ces postes de surveillance pour éviter les frictions.


Des pays occidentaux au Conseil de sécurité de l'ONU ont exprimé lundi des réserves à propos d'un projet de résolution de la Russie sur des "zones de désescalade" en Syrie, pour soutenir l'accord en ce sens signé entre Moscou, Téhéran et Ankara.Le texte de Moscou "appelle tous les Etats membres à contribuer de bonne foi à la mise en place de l'accord sur la création de zones de...