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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

« Nous y arriverons ! » lance un Trump optimiste en recevant Abbas

Le président palestinien Mahmoud Abbas a été reçu hier par Donald Trump à la Maison-Blanche à Washington pour la première fois. Jonathan Ernst/Reuters

Donald Trump a affiché hier son optimisme sur la possibilité d'aboutir à un accord de paix au Proche-Orient en recevant pour la première fois le président palestinien Mahmoud Abbas à la Maison-Blanche. « Nous voulons créer la paix entre Israël et les Palestiniens », a lancé le président américain tout en restant très évasif sur la façon dont il entendait procéder pour régler l'un des plus vieux conflits du monde sur lequel tous ses prédécesseurs ont échoué. « Honnêtement, c'est peut-être moins difficile que ce que les gens pensent depuis des années », a-t-il encore dit à propos de ce dossier délicat tant les positions sont à ce jour éloignées et le degré de défiance élevé.
Debout à ses côtés, M. Abbas a également prononcé une courte allocution à la tonalité plutôt optimiste, louant les talents de négociateur de son hôte, et a évoqué l'espoir d'un « traité de paix historique » sous sa présidence. Les Palestiniens réclament un État indépendant dans les frontières de 1967, ayant pour capitale Jérusalem-Est, ce qui signifie la fin de 50 ans d'occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de la partie majoritairement palestinienne de la Ville sainte. « Il est temps qu'Israël mette fin à son occupation. Nous aspirons à la liberté, à la dignité », a lancé M. Abbas, dont la position dans les territoires palestiniens est délicate, Gaza étant tenue depuis 10 ans sans partage par le Hamas islamiste. Mettant en avant un message de « souffrance » mais aussi « d'espoir » de son peuple, il a réaffirmé avec force son attachement à une solution à deux États.
En recevant mi-février son « ami » le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Trump avait affirmé que la « solution à deux États » n'était pas la seule possible, rompant avec un principe de référence défendu pendant des décennies par la communauté internationale et tous les présidents américains, démocrates comme républicains. Il n'est pas directement revenu sur ce sujet sensible hier, mais a longuement affiché sa conviction qu'une solution n'était pas hors de portée.

« Médiateur » ou « facilitateur »
Se proposant d'être un « médiateur », un « arbitre » ou un « facilitateur » d'un processus qui mènera à la paix, il a souligné, à l'attention de son invité du jour, qu'il ne pouvait y avoir de paix durable si les dirigeants palestiniens « ne condamnent pas à l'unisson les appels à la violence et la haine ». S'il a pris ses distances avec la solution à deux États, il a aussi appelé devant M. Netanyahu à la « retenue » sur l'expansion des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.
« Le simple fait que cette rencontre ait lieu est l'un des nombreux signaux qui démontrent que l'approche de Trump face au conflit israélo-palestinien est plus conventionnelle que ce à quoi tout le monde s'attendait », souligne Ilan Goldenberg, expert du Center for a New American Security.
Le magnat de l'immobilier a également, pour l'heure, mis en sourdine sa promesse de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y installer l'ambassade américaine, une décision qui aurait provoqué à coup sûr la colère des Palestiniens. Mardi, pourtant, le vice-président Mike Pence a laissé entendre que cette hypothèse pourrait revenir sur le devant de la scène. « Au moment où nous parlons, (le président) se penche avec attention sur un déplacement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem », a-t-il lancé, sans autres précisions.
Depuis le Qatar, où il vit, le chef du Hamas palestinien, Khaled Mechaal, a par ailleurs estimé que Donald Trump avait « une occasion historique » de « mettre la pression sur Israël (...) pour trouver une solution équitable pour le peuple palestinien ».
Source : AFP

Donald Trump a affiché hier son optimisme sur la possibilité d'aboutir à un accord de paix au Proche-Orient en recevant pour la première fois le président palestinien Mahmoud Abbas à la Maison-Blanche. « Nous voulons créer la paix entre Israël et les Palestiniens », a lancé le président américain tout en restant très évasif sur la façon dont il entendait procéder pour régler...
commentaires (2)

PAUVRES PALESTINIENS !

JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

19 h 44, le 04 mai 2017

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Commentaires (2)

  • PAUVRES PALESTINIENS !

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    19 h 44, le 04 mai 2017

  • Pauvre peuple palestinien abandonné des siens en 1er. Dieu merci pour ceux qui n'ont pas permis que ça leur arrive , la dignité humaine n'a pas de prix . Peut être que la fameuse nouvelle donne sous le clown à la meche jaunie inclue le fait que la Palestine et les palestiniens pourront être sauvés de l'usurpation de leur terre . Il n'est pas interdit de rêver.

    FRIK-A-FRAK

    15 h 01, le 04 mai 2017

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