Paulo Dybala (de face), l’attaquant argentin de la Juve et auteur d’un doublé mardi soir, saluant son compatriote et homologue du Barça, Lionel Messi. La Juve a écrasé le Barça (3-0) en quarts de finale aller de la Ligue des champions. Giuseppe Cacace/AFP
Après sa « remontada » miraculeuse en Ligue des champions (C1), le FC Barcelone semble avoir épuisé son quota de surnaturel : la déroute (3-0) contre la Juventus Turin, mardi soir, en quarts de finale aller, a ramené le Barça à la réalité et confirmé les limites d'une équipe à bout de souffle.
Une défense indigne
Et le FC Barcelone a sombré à nouveau... Comme face au Paris SG en huitièmes de finale aller (4-0), la défense catalane a pris l'eau à Turin, laissant trop de liberté aux attaquants adverses, et notamment à l'attaquant argentin Paulo Dybala, auteur d'un doublé.
« On aurait dit la 3e mi-temps de notre match à Paris. Que cela nous arrive à nouveau laisse beaucoup à désirer », a regretté l'entraîneur du Barça, Luis Enrique, disant avoir vécu à nouveau « le même cauchemar ». Sa défense a été tout simplement indigne d'un prétendant au titre européen, avec un manque d'engagement général et deux latéraux, Jérémy Mathieu et Sergi Roberto, très en souffrance. « Le positionnement avec le ballon est de ma responsabilité. Mais sans ballon, l'intensité doit être bien meilleure », a grincé Enrique, sur le départ en fin de saison et comme lâché par ses joueurs.
Difficile de croire que les leçons de Paris n'avaient pas été retenues. Et pourtant, les mêmes causes ont produit les mêmes effets : une large défaite qui contraint les Catalans à une nouvelle « remontada », après la qualification historique arrachée face au PSG en huitièmes retour (6-1). Même la presse barcelonaise ne semble pas croire à un deuxième miracle. « Crucifiés », a titré le quotidien Sport. « Retentissante défaite », s'est agacé Mundo Deportivo, mettant en avant le sombre diagnostic de Luis Enrique : « Très triste et très grave. »
Une attaque impuissante
Contre le Paris SG au Camp Nou, le Barça avait fait parler sa puissance de feu pour réussir l'inimaginable : remonter quatre buts de retard. Mais que ce soit à Malaga, samedi dernier, en Liga (défaite 2-0), ou à Turin, le redoutable trident Messi/Suarez/Neymar n'était pas au rendez-vous. C'est peut-être la rançon de la politique sportive du Barça, qui n'a pas réussi à installer des alternatives valables à ce fameux trio « MSN ». Ces trois-là, indétrônables, jouent quasiment tous les matches et tirent parfois la langue.
Le manque d'efficacité a fait le reste, à l'image de ce raté d'Andres Iniesta, seul face au gardien turinois, Gianluigi Buffon. « Quand on ne fait pas bien les choses, cela arrive, a déploré le capitaine barcelonais. Nous avons à nouveau commis des erreurs qui se paient cher dans cette compétition. Et cela fait mal. »
Si la « remontada » face au Paris SG était inimaginable, comment concevoir un second exploit un mois plus tard ? D'autant que la Juventus, meilleure défense de la compétition (seulement 2 buts encaissés), sera prévenue. « Ce 3-0 me paraît un mur plus élevé que le 4-0 de Paris, parce que c'est la Juve », a estimé dans un éditorial Alfredo Relaño, directeur du quotidien sportif madrilène AS. Si la stupeur avait prévalu au Parc des Princes, la résignation régnait dans les couloirs du Juventus Stadium. Car le Barça n'a qu'une semaine pour tenter de se ressaisir, contre trois semaines entre les deux manches des huitièmes. « Ce soir, j'ai plus de mal à y croire », a lâché Enrique. « C'est difficile de visualiser ça », a confirmé Iniesta.
Par orgueil, le Barça essaiera tout de même mercredi prochain au Camp Nou. Mais Luis Enrique aurait peut-être intérêt à se concentrer sur le clasico au sommet du championnat d'Espagne, programmé quatre jours plus tard, le 23 avril, sur la pelouse du Real Madrid... Et sa fin de mandat pourrait se jouer en l'espace d'une semaine : si le Barça, actuel deuxième de la Liga à trois points derrière le Real, venait à dire adieu coup sur coup à la C1 puis au titre de champion, il ne lui resterait plus que la finale de la Coupe du Roi, fin mai, pour sauver les meubles. Avant une reconstruction douloureuse, mais nécessaire !
Source : AFP
Une défense indigneEt le FC Barcelone a sombré à nouveau... Comme face au Paris SG en huitièmes de finale aller (4-0), la défense catalane a pris l'eau à Turin, laissant trop de liberté aux attaquants adverses, et notamment à l'attaquant argentin Paulo Dybala, auteur d'un doublé.« On aurait dit la 3e mi-temps de notre match à Paris. Que cela nous arrive à nouveau laisse beaucoup à désirer », a regretté l'entraîneur du Barça, Luis Enrique, disant avoir vécu à nouveau « le même cauchemar ». Sa défense a...

