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Liban

Un retour au calme reste tributaire du résultat des négociations avec Fateh el-islam

Aïn el-Héloué

Les écoles seront fermées aujourd'hui à Saïda.

OLJ
10/04/2017

L'intensité des combats à Aïn el-Héloué, entre les principales factions palestiniennes et le groupe islamiste extrémiste terroriste de Fateh el-islam, devait baisser en soirée, sans s'arrêter pour autant, à la faveur des négociations et des médiations menées pour rétablir le calme dans ce camp palestinien près de Saïda.
Le bilan du week-end a été particulièrement lourd : 6 tués et une trentaine de blessés, dont deux enfants et des Libanais atteints de balles perdues en dehors du camp. Cette situation a poussé le ministère de la Santé à évacuer les malades et le personnel de l'hôpital gouvernemental de Saïda, près duquel des obus sont tombés. De son côté, le ministre de l'Éducation par intérim, Ayman Choucair, a ordonné la fermeture des écoles publiques et privées ainsi que de l'Université libanaise dans la région, aujourd'hui.
En dépit de l'accalmie toute relative qui a marqué la fin de la journée, hier, la situation demeure explosive dans le camp où les quelques périodes d'accalmie ont été rendues possibles par les tractations menées pour assurer le déploiement des forces du comité conjoint de sécurité dans tout le camp. Le Fateh reste intransigeant et assure que l'option militaire reste maintenue jusqu'à en finir avec les îlots d'insécurité dans le camp. Il exige notamment que Bilal Badr, le chef de Fateh el-islam, qui avait ouvert le feu vendredi contre les combattants du comité conjoint de sécurité, se rende aux autorités libanaises. Cette condition a été solennellement confirmée par le commandement politique des forces nationales et islamiques du camp, au nom duquel Fathi Abou el-Ardat s'est exprimé, au terme d'une réunion qu'il a tenue hier dans l'après-midi. Celui-ci n'accepte pas moins qu'une reddition de Badr. Il exige parallèlement un déploiement de la force conjointe de sécurité dans tout le camp, notamment dans le quartier de Tiri, fief du chef de Fateh el-islam, et une dissolution de ce groupe terroriste qui doit remettre ses armes à la force commune.
Il a été décidé d'accorder un délai de six heures à Bilal Badr pour répondre. Le porte-parole de Esbat el-Ansar, le secrétaire général des Forces islamiques du camp, un représentant du Hamas et deux autres de Jund el-Cham, Haytham Chaabi et Rami Ward, ont été chargés de communiquer ces conditions à des proches de Badr, Oussama Chehabi et Mohammad Arefi, tous deux membres des Jeunes musulmans, un groupe intégriste, qui ont accepté ces conditions.
Haytham Chaabi et Rami Ward devaient à leur tour rencontrer Bilal Badr qui a cependant refusé de se rendre, mais a accepté de « disparaître ». Il a fait savoir au commandement palestinien, par le biais de ses médiateurs, qu'il acceptait un déploiement des combattants de la force commune à Tiri, et qu'il ne s'opposait à la participation d'aucune faction, mais qu'il refusait de se rendre ou de livrer ses hommes à la force commune. Il a assuré que lui et ses partisans étaient prêts à « se retirer et disparaître ». Le commandement du Fateh et les factions palestiniennes ont promis de répondre à leur tour à ces conditions.

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