Mon mari, mon ami, mon âme sœur. En dépit des larmes qui ne peuvent cicatriser les plaies de l'absence, ton souvenir sera toujours imprimé en moi, pour évoquer les moments heureux... ta bonté, ta beauté.
Bientôt un an passé, tu as quitté ce monde, pour une éternité sans joie ni peine, sans souffrances ni problèmes, vers une paix absolue où ton esprit repose. L'empreinte de ton passage, ton humour, ta verve marqueront à jamais le cœur des êtres qui t'ont connu et aimé. Époux et père tendre, affectueux ; ami fidèle et serviable ; il y avait en toi cette flamme de courage et de témérité, qui clignotait doucement dans les coulisses de notre foyer. Elle irradiait la maison de bruit et de gaieté. Le professionnel n'en échappait pas : Ton arrivée dans tes lieux de travail créait le remue-ménage, c'était l'action face au statisme, l'optimisme face aux difficultés, avec ce continuel humanisme, qui marquait ta personnalité. Tu as été, mon cher mari, pour tous tes proches, une bouffée d'oxygène vivifiante, un souffle d'air pur et sain. Loin du politique et des sphères rutilantes de la célébrité, et en personne active de notre société civile, tu faisais partie de cette masse silencieuse de bâtisseurs qui ont contribué à éclairer le nom du Liban ici et à l'étranger. Ingénieur civil, architecte, géographe, cumulant les diplômes comme tout brillant Libanais que tu étais, tu ne t'épargnais guère, prêt à sacrifier des jours, des nuits, et même ta santé pour la réussite d'un projet.
Le boy-scout de ta jeunesse qui sommeillait au fond de toi ne s'est pas contenté de mener une vie de routine, il lui fallait traverser le monde d'une frontière à l'autre, sillonner le ciel d'un continent à l'autre... Les déserts de l'Arabie et les steppes africaines aiguillonnaient ton courage et ton endurance. La peur? Tu l'ignorais... Arabie saoudite, Égypte, Gabon, Sénégal, Europe, Amérique : partout, l'honnêteté et le professionnalisme te servaient de laissez-passer. La valise ayant remplacé le sac à dos, tu as toujours été le même éclaireur qui s'en va à la découverte d'autres horizons plein d'ardeur et d'entrain, les tempes plus grisonnantes avec le temps qui passe. La fatigue de l'âge qui affaiblit le corps et s'insinue dans les veines n'a pas pu éteindre ton enthousiasme et ton dynamisme, mais elle a anéanti ton cœur passionné et fragile...
Tu es rentré de bien loin pour reposer dans ton pays, dans cette patrie si chère à notre cœur, mais je sais que ton âme, libre de toute entrave, flottera parmi les anges dans la sérénité de ce monde meilleur, auquel nous aspirons tous.
Molly SELWAN
Agenda - Hommage
En mémoire de toi... Roger
OLJ / le 01 avril 2017 à 00h00

