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Rapport

Droits de l'homme : le Liban invité à adopter un mécanisme permanent pour mieux respecter ses engagements

Une discussion a été engagée entre le nouveau ministère d'État et les instances internationales.

Maintenant que le gouvernement libanais compte parmi ses membres un ministre d'État pour les Droits de l'homme, Ayman Choucair, l'État est appelé à assumer une plus grande responsabilité dans ce domaine. Ce devoir est d'autant plus impératif que le Liban a eu, par le passé, une réputation qui n'avait rien à envier aux pays développés, grâce notamment à la contribution de Charles Malek à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948. La réalité est tout autre aujourd'hui.
Dans le cadre d'une conférence nationale sur le thème « Le Liban et les engagements internationaux dans le domaine des droits de l'homme », un débat s'est déroulé hier au Grand Sérail sur les « Mécanismes nationaux pour l'élaboration des rapports et le suivi des recommandations émises par les structures internationales pour les droits de l'homme ».
L'objectif de la conférence, organisée par le ministère d'État pour les Droits de l'homme et le bureau régional du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord du haut-commissaire aux Droits de l'homme, et financée par l'Union européenne, est, selon le représentant onusien Abdel Salam Sidahmed, d'exposer les expériences de trois pays arabes, à savoir la Jordanie, le Maroc et le Koweït, afin que le Liban puisse s'en inspirer.
M. Choucair a, pour sa part, évoqué le rôle de son ministère nouvellement créé, avant le lancement de la discussion. Le ministère est censé être en charge notamment de l'élaboration des rapports, du suivi des recommandations internationales, de la coordination entre les différents ministères et les organismes de la société civile et de la participation aux conférences internationales et aux séances du Conseil des droits de l'homme des Nations unies.
« Je ne prétends pas que nous vivons dans la Cité idéale de Platon, mais je crois pleinement qu'avec Michel Aoun à la présidence et Saad Hariri à la tête du gouvernement, les Libanais retrouveront leur confiance en l'État », a déclaré le ministre de la Culture, Ghattas Khoury, représentant le Premier ministre.

Un choix diversifié de mécanismes
Le directeur du département des traités sur les droits de l'homme au sein du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH), Ibrahim Salamé, a fait état de plusieurs modèles de mécanismes et invité le Liban à adopter celui qui « lui convient, le plus conformément à la structure de ses institutions, à son histoire et au tissu social libanais ».
Environ 600 recommandations ont été adressées au Liban par des structures internationales concernées par les droits de l'homme de 1997 à 2016, a indiqué Abir Khreiche, du bureau du HCDH à Beyrouth. Dans le but d'améliorer la situation au Liban, des mécanismes nationaux doivent être instaurés. Ceux-ci peuvent prendre la forme d'un organisme indépendant, d'un département au sein d'un ministère, d'un département commun à plusieurs ministères ou d'un organisme créé temporairement. Du même avis que M. Salamé, Mme Khreiche a considéré que « tous les modèles sont bons du moment où ils conviennent à la structure de l'État », mais elle ne recommande pas la création d'une instance temporaire parce que « l'obtention de bons résultats exige un suivi permanent et une action durable ».
Le colonel Ziad Qaëd Bey, responsable des droits de l'homme au sein des FSI, a, lui, proposé de créer un comité national doté de larges prérogatives afin de faciliter son travail et de garantir son efficacité.


Maintenant que le gouvernement libanais compte parmi ses membres un ministre d'État pour les Droits de l'homme, Ayman Choucair, l'État est appelé à assumer une plus grande responsabilité dans ce domaine. Ce devoir est d'autant plus impératif que le Liban a eu, par le passé, une réputation qui n'avait rien à envier aux pays développés, grâce notamment à la contribution de Charles...

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