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Liban

Sami Karkabi, cofondateur du Spéléo Club du Liban, n’est plus

Disparition
OLJ
29/03/2017

Sami Karkabi, cofondateur du Spéléo Club du Liban, est décédé vendredi dernier à l'âge de 86 ans. Son nom est surtout associé à celui de la grotte de Jeïta, ce site naturel exceptionnel, qu'il avait été le premier à découvrir lors d'expéditions dont il était chargé dans les années cinquante. C'est lui aussi dont la voix ne cessait de s'élever dans une lutte continue pour préserver et empêcher la dégradation de ce site, d'autant que celui-ci avait « déjà subi des dommages irréversibles de son écosystème et de son environnement », comme il l'avait signalé dans un article qu'il avait publié dans les colonnes de L'Orient-Le Jour, en 2010.
Né à Haïfa, en Palestine, en 1931, Sami Karkabi a obtenu en 1952 un MPC mathématiques générales de l'École supérieure de mathématique de Beyrouth. Cette même année, il a enseigné la comptabilité hôtelière à l'École hôtelière avant de travailler au sein de la Compagnie libanaise des pétroles de 1952 à 1953.
En 1955, il a été chargé de l'aménagement du cours d'eau souterrain de Jeïta, tout en étant le directeur du projet pour le compte du commissariat général au Tourisme. En 1967, il a pris en charge l'aménagement des galeries supérieures de la grotte, en collaboration avec le ministère des Travaux publics et Dar el-Handassa.
Passionné de spéléologie, il a exploré de nombreux cavités et cours d'eau souterrains au Liban, comme à l'étranger. Ainsi, en 1956, il a pris part à l'exploration du « gouffre Berger » dans le Vercors en France.
Responsable de l'édition de la revue spéléologique al-Ouat'Ouate, entre 1954 et 1999, Sami Karkabi était aussi féru d'archéologie et d'anthropologie, et avait effectué de nombreuses études dans ce cadre. Professeur universitaire, il avait organisé de nombreux séminaires consacrés aux habitats vernaculaires dans de nombreux pays comme l'Irak, le Maroc, l'Algérie, l'Iran, l'Éthiopie, la Turquie, le Yémen et le Kenya. Il a aussi pris en charge deux ateliers de recherches anthropo-architecturales au Liban, ceux de Wadi Kannoubine (la Vallée sainte) et de Wadi Nahr es-Salib.
Nommé membre d'honneur du Spéléo Club de Paris, il avait aussi à son actif de nombreuses publications scientifiques et autres.

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