Cinq mois après le début de l'offensive sur Mossoul, les forces irakiennes se sont emparées d'une mosquée et d'un marché dans la vieille ville, prélude à la reconquête de ce quartier stratégique aux mains du groupe État islamique (EI). C'est notamment au cœur de la vieille ville que se trouve la grande mosquée el-Nouri, d'où Abou Bakr el-Baghdadi, le chef de l'EI, avait proclamé l'instauration d'un « califat » en juin 2014. Appuyées par des tirs d'artillerie et des drones, la police fédérale et la force d'intervention rapide, rattachée au ministre de l'Intérieur, « ont pris le contrôle de la mosquée el-Bacha (...) et du marché de Bab el-Saray dans la vieille ville », a déclaré hier le lieutenant-général de la police fédérale Raëd Chaker Jawdat. La vieille ville est un secteur où les combats s'annoncent particulièrement difficiles en raison de son dédale de rues étroites, qui compliquent la progression des véhicules blindés, et de la forte densité de sa population. Plus à l'ouest, les forces du contre-terrorisme (CTS) ont de leur côté progressé vers les quartiers d'el-Rissala et Nablus où se déroulaient des combats, a indiqué le général Abdel Ghani el-Assadi, un haut commandant de cette force d'élite qui avait été à la pointe des combats dans l'est de Mossoul. Sur le front humanitaire, la coordinatrice de l'ONU pour l'Irak, Lise Grande, a mis en garde contre un risque de saturation des capacités d'accueil alors que des dizaines de milliers de personnes ont fui les violences à Mossoul-Ouest.
Moyen Orient et Monde
Percée des forces irakiennes dans la vieille ville de Mossoul
OLJ / le 18 mars 2017 à 00h00

